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Bouffée d’air pour l’industrie touristique: ouverture partielle du parc national de la Mauricie

Bouffée d’air pour l’industrie touristique: ouverture partielle du parc national de la Mauricie
Photo Courtoisie, Parc de la Mauricie

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Le parc national de la Mauricie sera accessible pour la première fois en fin de semaine depuis le début du confinement, un pas dans la bonne direction pour l’industrie touristique de la Mauricie qui souffre de la pandémie de COVID-19.

L’ouverture progressive du parc national de la Mauricie fait non seulement le bonheur des amateurs de plein air, elle ramène aussi de la clientèle dans les commerces environnants.

«Autant le parc national de la Mauricie nous envoie de la clientèle pour l’hébergement. Autant, nous, pendant le jour, les gens peuvent aller marcher puis profiter des activités», a indiqué Sandra Simard, copropriétaire du Camping du Parc, à Saint-Mathieu-du-Parc en Mauricie.

Il ne fait pas de doute que les amateurs de plein air – ils sont de 150 000 à 200 000 à se rendre au parc annuellement – dépenseront dans les municipalités environnantes selon le directeur des communications de la Ville de Shawinigan, François St-Onge.

«C’est certain que les gens qui sont en route pour le parc national, qui vont aller dans le parc national, vont s’arrêter à Shawinigan, et consommer à Shawinigan», a-t-il souligné.

Ouverture partielle

Au parc national, il est actuellement possible de faire de la randonnée, du vélo et de mettre sa propre embarcation à l’eau. La plage, le camping et la pêche sont toutefois toujours interdits.

«C’est vraiment une question de recension des prises, parce que nous, au parc national de la Mauricie, il y a des quotas à respecter, il y a des consignes pour vraiment préserver la ressource. Et à l’heure où on se parle, comme les centres d’accueil ne sont pas ouverts, on n’est pas en mesure d’offrir le tirage de pêche tous les matins», a expliqué Martine Tousignant de Parcs Canada.

Subventions

Cette réouverture progressive est une bouffée d’air frais pour l’industrie touristique dans la région, mais il en faudrait plus, selon Tourisme Mauricie

L’industrie demande notamment la subvention de certains frais fixes et le prolongement de la subvention salariale d’urgence.

«Ce n’est pas de donner de l’argent pour qu’un entrepreneur s’enrichisse, c’est simplement de subventionner pour atteindre le seuil de rentabilité», a indiqué le président de Tourisme Mauricie, Donald Desrochers.

Sans quoi, une étude avance que la moitié des attraits touristiques pourraient fermer leurs portes, si elles ne sortent pas la tête de l’eau.