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Saint-Roch et Sainte-Foy: deux secteurs métamorphosés par le tramway

Des impacts sont à prévoir dans certains endroits de ces deux quartiers

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Photo courtoisie Ville de Québec

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Le projet de tramway se dévoile petit à petit dans ses fins détails, alors que le ministère de l’Environnement a rendu publiques cette semaine des centaines de pages de documents sur les impacts environnementaux du futur réseau. En voici six faits saillants qui concernent les secteurs Saint-Roch et Sainte-Foy.

Gros débit sur Hochelaga 

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Photo Jean-François Desgagnés

Sur le boulevard Hochelaga, le débit moyen de véhicules passera de 23 000 à 30 100 véhicules par jour après la mise en place du réseau structurant. Que ce soit en direction est ou en direction ouest, les temps de parcours des automobilistes augmenteront sur cet axe routier qui sera bientôt élargi de quatre à six voies. 

D’autre part, le calcul des temps de parcours a pris en compte la possibilité que les deux voies ajoutées sur Hochelaga soient ultimement réservées aux autobus. Mais la décision à ce sujet n’a pas encore été prise, peut-on déduire. 

Temps de parcours augmentés 

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Photo Jean-François Desgagnés

Pour transiter de la haute-ville à la basse-ville, on s’attend à une augmentation des temps de parcours qui sera essentiellement causée par «l’effet d’étranglement à l’intersection Dorchester/Couronne/côte d’Abraham». Cette situation est déjà observée à l’heure actuelle, mais elle va s’accentuer. 

«Étant donné qu’à l’heure de pointe du matin les conditions de circulation sur l’axe de la rue Dorchester sont difficiles, l’augmentation des débits fait en sorte que les retards sont augmentés. Toutefois, le stockage disponible dans la rue Dorchester permet de limiter la prolongation des files», explique-t-on. De façon plus générale, on soutient que les effets des modifications à la circulation se feront surtout sentir au cours de la première année de mise en service du réseau structurant. 

Reconfiguration 

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Photo Jean-François Desgagnés

La passerelle Adrien-Pouliot ne survivra pas au chantier du tramway. On assurera le passage des piétons qui traverseront l’autoroute Laurentienne par un «carrefour à niveau». La station Jean-Paul-L’Allier sera légèrement déplacée pour être aménagée entre le boulevard Charest et la rue Saint-Joseph, pour éviter d’empiéter sur les jardins du même nom. Aussi, on apprend que la rue de la Pointe-aux-Lièvres, entre les rues de la Croix-Rouge et des Embarcations, ne sera plus accessible aux automobilistes.

Acquisitions 

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Photo Jean-François Desgagnés

La Ville devra procéder à neuf acquisitions près du pôle Saint-Roch, apprend-on. Il s’agit de bandes de terrain, et aucune acquisition d’immeuble n’est prévue. Chaque propriétaire est contacté directement par le bureau de projet. Dans le secteur du pôle Sainte-Foy, les acquisitions concernent uniquement des propriétés commerciales, précisent les documents. La Ville dédommagera chaque propriétaire et pourra procéder par expropriation si les deux parties ne parviennent pas à une entente. 

Contamination 

Les travaux d’excavation aux deux extrémités du tunnel, soit coin des Érables et René-Lévesque et près des jardins Jean-Paul-L’Allier, seront sous surveillance afin de réduire la dispersion dans l’air de contaminants. Les principales sources seront le dynamitage, le chargement des matériaux dans les camions et leur transport. Mais on anticipe des dépassements de normes pendant 70 jours dispersés sur cinq ans, dans le pire des cas. Des mesures d’atténuation sont prévues. 

Impact sonore «fort» sur la rue du Chalutier 

Le niveau de bruit est qualifié de «fort» pour plusieurs résidences de la rue du Chalutier, dans le quartier Saint-Roch. «En façade des bâtiments situés le long de la rue du Chalutier, la contribution sonore du tramway domine le bruit routier, en raison principalement du faible trafic routier dans cette rue», fait-on savoir. 

Cela dit, «après la mise en place des mesures de réduction de bruit, aucun dépassement des valeurs seuils n’est observé», ajoute-t-on. Pour les bâtiments non résidentiels du secteur, on note un « léger impact » sonore à l’usine Rothmans et au Carrefour Jeunesse Emploi de la Capitale-Nationale.