/news/consumer
Navigation

Déconfinement: du pain sur la planche pour les restaurateurs

L’industrie devra vivre avec une nouvelle réalité et des clients plus nerveux pour une période indéterminée

Ivan Waddell directeur general associe Archibald Saint-Foy
Photo Jean-François Racine Le directeur général associé du Archibald Sainte-Foy, Ivan Waddell, trouve fort désolant de voir son restaurant vide et sans animation depuis trois mois.

Coup d'oeil sur cet article

Tous très heureux, les restaurateurs n’en peuvent plus d’attendre la réouverture prochaine, même si l’incertitude persiste sur la durée des mesures de protection et sur l’automne plus difficile qui suivra cet été bien spécial.

• À lire aussi: Le Québec se déconfine: voici ce qui est ouvert ou fermé, permis ou interdit

• À lire aussi: La réouverture des restaurants prévue le 15 juin à l'extérieur du Grand Montréal

Au Archibald Sainte-Foy, le directeur général associé Ivan Waddell a trouvé extrêmement pénible cette pause forcée de trois mois après un quart de siècle passé dans l’effervescence de l’industrie.

Le gouvernement annoncera finalement lundi que la majorité des restaurants pourront rouvrir dès le 15 juin. 

Un peu partout, les gros établissements vont certainement bénéficier d’un avantage lors du réaménagement de l’espace. Même chose pour ceux avec une terrasse plus grande que la moyenne. 

Des appels pour réserver

« La terrasse va être un enjeu. J’ai 180 places dehors. J’aimerais bien étirer de 40 places encore un peu sur le stationnement. Le téléphone a déjà sonné deux fois pour des gens qui voulaient réserver le 15 juin », explique l’ancien cycliste olympique. 

Beaucoup de travail reste toutefois à faire d’ici cette date puisque les lignes de bière en fût, l’eau, le gaz et les frigos ont tous été fermés depuis le mois de mars. 

À l’inverse, de petits restaurants gastronomiques de 20 ou 30 places vont peut-être souffrir davantage. Le chef François Blais croit d’ailleurs s’en tirer un peu mieux avec le Bistro B de Cartier, que l’Arvi, dans Limoilou. 

« C’est une bonne nouvelle, mais les répercussions vont être énormes. C’est déjà un peu tard pour plusieurs. Le maire est allé un peu vite pour l’agrandissement des terrasses parce que ce n’est pas aussi simple avec les permis de la Régie des alcools », explique le restaurateur. 

Pour le moment, personne n’a voulu se prononcer sur la durée des mesures de protection plus strictes.

Des assouplissements

Selon Jean Bédard, président et chef de la direction du Groupe Sportscene, qui gère La Cage-Brasserie sportive, il est plus facile de fermer que d’ouvrir un restaurant. 

« On va être prêts du mieux qu’on peut dans les circonstances. J’ai participé à tous les travaux, mais nous n’avons pas encore les documents finaux. Dans des schémas, les banquettes étaient quasiment des aquariums. Avec le temps, un équilibre se fait. En Suisse, certaines mesures ont changé après deux semaines et demie », a expliqué l’homme d’affaires. 

Par ailleurs, le gouvernement Legault a annoncé hier qu’il permettra aux restaurants de faire livrer de l’alcool par des tiers comme Uber Eats. Dans les amendements, on souhaite aussi permettre que les clients puissent consommer de l’alcool sans qu’un repas soit obligatoirement servi.

Une réouverture attendue 

Ivan Waddell directeur general associe Archibald Saint-Foy
Photo d'archives, Joël Lemay

« On va devoir vivre avec de nouvelles règles du jeu et des clients plus nerveux. Les prochains mois vont amener beaucoup de travail seulement pour s’ajuster aux clients et aux employés » 

– Jean Bédard, des restaurants La Cage — Brasserie sportive

Ivan Waddell directeur general associe Archibald Saint-Foy
Photo d'archives, Didier Debusschère

« C’est de l’inconnu. Je suis optimiste et j’ai hâte, mais on fait quoi avec des clients éméchés en fin de soirée qui se foutent de la distanciation sociale ? Je ne sais pas comment ça va aller. » 

- Philippe Desrosiers, microbrasserie L’Inox

APPEL À TOUS

Vous avez vaincu la COVID-19? Le Journal est à la recherche de personnes guéries du coronavirus et qui aimeraient témoigner.

Écrivez-nous à scoop@quebecormedia.com