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Une PME techno passe en mode acquisition

Dominic Gagnon
Photo Pierre-Paul Poulin À la mi-avril, le PDG de l’entreprise Connect & Go, Dominic Gagnon, avait confié qu’il craignait perdre jusqu’à 75 % de son chiffre d’affaires. Il estime aujourd’hui qu’il en ressortira plus fort.

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Un entrepreneur québécois techno qui a vu son marché s’effondrer comme un château de cartes avec la pandémie s’est relevé en se mettant en mode acquisition pour fouetter ses troupes.

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« On a commencé à rappeler des employés. On a trois négociations en cours pour acheter une entreprise du Québec et deux de l’international. Plutôt que de rester en veilleuse, on a décidé de passer à l’action », partage le PDG de la jeune entreprise de bracelets intelligents Connect & Go, Dominic Gagnon.

Avant la crise de la COVID-19, l’entreprise fondée il y a huit ans avait un chiffre d’affaires d’une dizaine de millions de dollars et une soixantaine d’employés, et cumulait les contrats pour la NFL ou la PGA, mais l’arrêt des concerts et des événements l’a plongée dans l’incertitude.

« Je n’étais plus certain d’avoir une paye ni une compagnie, confie Dominic Gagnon. On avait mis 70 % de nos employés au chômage. C’était la catastrophe », relate-t-il, en prenant une bonne respiration.

Mais l’homme d’affaires s’est retroussé les manches en passant en mode acquisition pour consolider son marché.

« Il y avait des compagnies en plus grandes difficultés que nous qui nous ont contactés parce qu’elles souhaitaient vendre », poursuit-il sans pouvoir les nommer encore.

Bracelets Radius

En plus de ces projets d’acquisitions, Connect & Go a pu mettre de l’avant sa technologie de paiement sans contact, devenue plus recherchée que jamais avec la crise sanitaire mondiale.

À force de se faire demander s’il avait des bracelets de distanciation physique, Dominic Gagnon a aussi décidé d’en développer un en à peine deux semaines avec la technologie Bluetooth. Le succès a été instantané.

« On a développé avec Vidéotron le bracelet Radius, qui vibre et allume quand on s’approche d’un peu trop près de quelqu’un. On travaille sur le plan d’export. On travaille en Europe et aux États-Unis. On en a déjà plus de 50 000 en précommandes. »

Avec du recul, le PDG de Connect & Go estime que son entreprise sortira de la crise plus forte que jamais.

« Il faut de l’espoir. On a trouvé les pivots. Je pense même que la compagnie aura un meilleur chiffre d’affaires après la crise qu’avant, mais on a mangé une claque », conclut-il.