/finance/business
Navigation

Vent de dos opportun pour la pharmacie Medzy.ca

GEN -PHARMACIE EN LIGNE
Photo Martin Alarie

Coup d'oeil sur cet article

Il est encore tôt pour crier au succès. Mais si la jeune Medzy.ca venait à le connaître un jour, elle le devrait au moins en partie à l’actuelle pandémie.

• À lire aussi: Un élan pour relancer l’économie

Née il y a moins d’un an, boulevard Gouin à Montréal, cette nouvelle société tente de transformer la relation patient/pharmacien au pays, grâce à l’introduction d’une toute nouvelle plateforme de pharmacie 100 % numérique.

« Depuis le début du confinement, nous avons vraiment vu l’intérêt exploser, reconnaît le jeune président Francis Valois. Avril, par exemple, aura attiré autant de clients en un seul mois que pendant les trois mois précédents ! »

Numérique et robotisée

Cette nouvelle entreprise est le résultat de la rencontre entre Francis Valois, cofondateur de MissFresh, et la présidente des Pharmacies Sonia Boutin, un important groupe de pharmacies indépendantes.

Ensemble, ils ont créé Medzy avec l’espoir de dépoussiérer l’expérience des consommateurs et de simplifier leur gestion de prise de médicaments.

En plus des commandes en ligne et la livraison à domicile, la pharmacie numérique et robotisée envoie les médicaments, déjà triés et ensachés en portion, par ordre de date et moment d’absorption recommandé.

Et soulagement pour ceux qui tendent à oublier, Medzy s’occupe de vous rappeler les renouvellements d’ordonnances et de passer une commande lorsque votre réserve de cachets approche l’épuisement.

La pharmacie vous achemine un message texte ; vous autorisez la transaction en lui répondant ; et le tour est joué !

Nouvelle ouverture 

Évidemment, tous ne vivent pas le même niveau d’appétit ou de confort vis-à-vis de la technologie.

Mais comme ce fut le cas pour l’épicerie en ligne, Sonia Boutin est convaincue que le confinement aura contribué à son adoption. 

« Les gens n’ont plus à se faire convaincre. Comme si tout ce temps à la maison et le désir de réduire leurs sorties les avaient préparés à une telle innovation, se réjouit l’entrepreneure. Plus besoin de la vendre. C’est comme s’ils étaient déjà prêts, l’attendaient ou la recherchaient en quelque sorte. »

Cette ouverture, cette curiosité nouvelle des clients, se poursuivra-t-elle au-delà de la COVID ? Difficile à dire. Mais autant qu’un nouveau vaccin, les deux l’espèrent, assurément.