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L’échéancier de 2031 pour la tête des ponts ne dérange pas Lehouillier

Le maire de Lévis aime que le gouvernement Legault « prenne son temps »

Le maire Lehouillier s’est montré satisfait même si l’échéance de 2031 pour le réaménagement de la tête des ponts peut sembler éloignée.
Photo d'archives Jean-François Desgagnés Le maire Lehouillier s’est montré satisfait même si l’échéance de 2031 pour le réaménagement de la tête des ponts peut sembler éloignée.

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Loin de s’offusquer de l’échéance de 2031 pour l’aménagement de la tête des ponts, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a même salué le fait que le gouvernement Legault « prenne son temps » pour réaliser ce mégaprojet.

« Que le gouvernement prenne le temps de revoir ce schéma-là, on trouve que c’est une bonne affaire. C’est un schéma qui était incomplet quant à nous. À Lévis, la seule chose qu’on prévoyait, c’était le côté bucolique avec la plantation d’arbres et l’amélioration du visuel (...) À part les sapins, les épinettes et les bouleaux, il n’y avait pas grand-chose qui était fait à Lévis. On plantait quelques arbres et c’était fini », a affirmé M. Lehouillier, lundi soir, juste avant le conseil municipal.

Ce dernier a dit faire référence aux derniers plans de 2015 qui n’ont toutefois jamais été rendus publics par l’ancien gouvernement libéral.  

« On voit maintenant que le ministère des Transports considère les bretelles des ponts non seulement du côté de la Rive-Nord, mais aussi de la Rive-Sud, a-t-il ajouté. C’est sage que le gouvernement ait revu ce schéma-là pour tenir compte de l’interconnexion dans le transport en commun et de la transformation de la route 116 en boulevard urbain. »

Selon lui, « il y avait un chaînon manquant dans l’enchevêtrement de toutes les bretelles d’accès ou le spaghetti de la tête des ponts comme on l’appelle. Ce chaînon c’est Lévis et le gouvernement est en train de l’intégrer ». 

Camps de jour

La semaine dernière, le bureau de projet du réseau structurant de transport en commun a écrit que le mégaprojet de réaménagement de la tête des ponts (évalué à 1 milliard $ en 2010-2011) ne serait pas réglé avant 2031. Le ministère des Transports a refusé de confirmer cette échéance et le maire Labeaume est apparu aussi fataliste que contrarié en commentant cette information.   

Par ailleurs, la Ville de Lévis jure travailler fort à planifier ses camps de jour qui doivent débuter le 29 juin. Dans un premier temps, les ratios moniteurs-enfants avaient été changés par le gouvernement Legault. Or, il y a quelques jours, la santé publique a finalement autorisé les mêmes ratios que l’an dernier. 

Le maire Lehouillier espère que Lévis pourra accueillir « un maximum » d’enfants, mais il ne pouvait pas s’avancer lundi soir sur un taux d’occupation précis. « On va avoir une mise à jour jeudi », a-t-il promis. 

Troisième lien

Interrogé au sujet du troisième lien, Gilles Lehouillier a affirmé « qu’on sait qu’il y a une annonce (gouvernementale) imminente. J’ai hâte de voir quels vont être les coûts et surtout quelle va être la nature du projet (...) C’est une révolution dans le transport entre les deux rives ».  

Aussi, lors du conseil municipal de lundi soir, le directeur général de la Ville, Simon Rousseau, a annoncé la suspension avec solde d’un col blanc de Lévis depuis vendredi dernier « pour des raisons d’éthique et de comportement ». 

Une enquête est en cours dans ce dossier. Comme c’est toujours le cas quand il est question de ressources humaines, peu de détails ont filtré.