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Construction du NGCC John G. Diefenbaker: des chantiers canadiens livreront bataille à Davie

GEN-DAVIE
Photo d'archives, Simon Clark

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Chantier Davie n’est pas la seule organisation à reluquer le contrat canadien pour la construction du brise-glace polaire John Diefenbaker. Les compagnies Heddle Shipyards et Seaspan Marine ont décidé de s’associer pour tenter de mettre le grappin sur ce contrat de plus de 1,3 G$.

« C’est n’importe quoi. Est-ce que cela peut encore retarder le processus ? Tout est possible », répond au Journal la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Ann Gingras, qui digère mal cette nouvelle visant à damer le pion à Davie. 

« Seaspan n’a jamais été capable de faire quelque chose avec le Diefenbaker », poursuit-elle.

Contrat en 2011

En fait, le chantier Seaspan avait décroché initialement en 2011 le contrat pour la construction du NGCC John G. Diefenbaker, soit le plus grand brise-glace de l’histoire canadienne. 

En juin 2019, l’entreprise de Vancouver avait perdu cette commande en raison de nombreux retards dans la livraison.

Mardi, dans le cadre des démarches à venir visant la construction du navire John G. Diefenbaker pour la Garde côtière canadienne, Seaspan et Heddle ont annoncé leur partenariat dans un communiqué. Ottawa n’a toujours pas statué sur le moment où le gouvernement octroiera ce contrat.  

Selon leur entente, si Seaspan rafle la mise, Heddle fabriquera des modules dans ses trois chantiers en Ontario.

Seaspan mentionne être « le seul chantier naval au Canada disposant de la main-d’œuvre, des installations et ayant la capacité en place pour livrer le navire pour 2029 ».

Pas une première

Ce n’est pas la première fois que Davie se retrouve en concurrence avec Heddle.

L’an dernier, la compagnie ontarienne avait déposé une plainte au Tribunal canadien du commerce extérieur qui visait à dénoncer « un favoritisme » d’Ottawa envers Davie dans le cadre de l’ajout d’un troisième chantier maritime à la Stratégie nationale de construction navale.

Cette plainte a finalement été abandonnée, et le chantier de Lévis s’est « préqualifié » en décembre dernier pour devenir le troisième partenaire stratégique d’Ottawa.

Une position qui permet maintenant à la compagnie de soumissionner sur plusieurs gros contrats du fédéral.

Du côté de Davie, le vice-président aux affaires publiques, Frédérik Boisvert, a également mentionné dans un courriel que son organisation est le « seul chantier naval canadien capable de construire le brise-glace polaire dans les délais et à un coût raisonnable ».