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Des coiffeurs complets jusqu’en juillet et août

Ils doivent espacer les rendez-vous entre les clients

Maxime Ouellet et ses employées ont coloré les cheveux d’une cliente du salon No:1 à Québec, hier. En raison de la pandémie de COVID-19, il y a plus d’un mois d’attente.
Photo Jean-François Desgagnés Maxime Ouellet et ses employées ont coloré les cheveux d’une cliente du salon No:1 à Québec, hier. En raison de la pandémie de COVID-19, il y a plus d’un mois d’attente.

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À moins d’avoir déjà pris rendez-vous, il faudra attendre jusqu’en juillet ou août avant de se faire couper les cheveux ou teindre la repousse, bon nombre de salons ayant déjà rempli leur calendrier.

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«Tout le monde est débordé», s’exclame Maxime Ouellet, propriétaire du salon No.1, à Québec.

Comme la plupart des salons à l’extérieur de la grande région de Montréal, il a rouvert ses portes il y a une semaine. Et déjà, l’agenda de certains de ses coiffeurs est rempli jusqu’à la fin juillet, voire jusqu’en août.

Même pour prendre rendez-vous avec les nouveaux coiffeurs, qui n’avaient pas encore bâti leur clientèle, il faudra attendre un mois au minimum, résume M. Ouellet.

Maxime Ouellet, propriétaire du salon No.1 à Québec.
Photo Jean-François Desgagnés
Maxime Ouellet, propriétaire du salon No.1 à Québec.

Et ce, même si toute son équipe travaille 12 heures par jour.

Ce genre de délai n’a «rien à voir» avec l’attente habituelle avant la pandémie, où on pouvait planifier une coloration à moins de deux semaines, témoigne Camille Mainville-Dufresne. Cette coiffeuse du salon Le Différent, à Québec, affiche complet jusqu’à la mi-juillet.

Surtout à Québec

Sur les huit salons de la capitale qu’a contactés Le Journal, cinq n’ont plus de plage libre pour le reste du mois de juin.

«Avant, je faisais quatre jours par semaine. Là, je vais être obligée d’augmenter à six», témoigne Nathalie Roy, propriétaire du salon Beauté Actuelle Coiffure, à Québec, où la liste d’attente s’étire jusqu’à un mois et demi.

Il faut dire que les normes sanitaires poussent les coiffeurs à espacer leurs rendez-vous afin de prendre le temps de désinfecter les lieux entre chaque client et d’éviter que plusieurs ne patientent dans la salle, explique Mme Roy.

«Il y avait beaucoup d’angoisse [au sujet des mesures sanitaires] au début, avoue Maxime Ouellet du salon No.1. Mais, finalement, on est contents du résultat. En fin de semaine, j’ai félicité toute ma gang.»

Plus long pour les colorations

Les délais d’attente sont d’autant plus longs pour ceux qui ont besoin d’une coloration, s’entendent pour dire les coiffeurs contactés.

Comme ce service prend plus de temps, il est plus difficile de l’insérer dans les trous entre les rendez-vous, contrairement à une simple coupe, explique Victoria Séguin du salon La Shop a sizo, à Gatineau, où l’attente est d’environ un mois.  

Dans la région métropolitaine, la situation est à géométrie variable. 

«C'est la folie», s'exclame Nadia Bucci du salon Fuschia Elle et lui, dans Saint-Léonard, où les agendas sont complets jusqu'à la fin juillet, voire jusqu'au début août. 

Plusieurs coiffeurs ont toutefois encore des plages libres dans les prochaines semaines, bien que le calendrier se remplisse vite.

«Ça semble comme une énorme montagne [...], mais ce n’est pas la fin du monde», assure Rémi Loron, coordonnateur à la clientèle au salon Mëdz dans l'arrondissement Ville-Marie à Montréal, où on peut encore réserver une coloration avant la fin juin.