/news/health
Navigation

Réouverture des cliniques: des mesures jugées «excessives»

Les physiothérapeutes et les acupuncteurs sont irrités par les nouvelles normes

Coup d'oeil sur cet article

Les physiothérapeutes et les acupuncteurs qualifient d’excessives les nouvelles mesures de protection imposées depuis la réouverture des cliniques.

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie

• À lire aussi: Le Québec se déconfine: voici ce qui est ouvert ou fermé, permis ou interdit

«Les mesures sont essentielles, c’est important, tout le monde y souscrit», établit d’entrée de jeu le président de l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec, Denis Pelletier. «La seule chose, c’est que dans certaines applications de ces mesures, il y a des choses qui sont trop sévères.»

Les physiothérapeutes, comme tous les professionnels des soins de santé privés, sont tenus, depuis la réouverture des cliniques, de changer de sarrau entre chaque patient, et ce, même si le professionnel ne touche le patient qu’avec ses mains. «On trouve moins approprié de changer systématiquement de sarrau. On aurait aimé un peu plus de souplesse. On pense que les mesures qui sont imposées sont par moment excessives», indique-t-il.

Des exigences qui, souligne-t-il, ne sont pas présentes en milieu hospitalier ou en clinique publique.

Zone froide

À l’Ordre des acupuncteurs du Québec, la présidente, Annie Dubois, estime que les exigences sont «trop intenses». Les obligations en clinique qui étaient ouvertes pour les urgences seulement étaient moins sévères qu’avant la réouverture complète en juin, témoigne-t-elle.

«On dirait que les cliniques sont traitées comme si elles étaient en zone tiède ou chaude, alors qu’on est en zone froide», déplore-t-elle. Chaque clinique avait déjà un protocole établi de prévention des infections et on a ajouté le questionnaire sur les symptômes de la COVID-19 et les contacts avec des porteurs, note-t-elle. «Le risque est très minime et on nous demande des mesures très intenses, et c’est difficile de trouver les équipements.»

«Nécessaires»

Chez les professionnels où la proximité est incontournable, on estime que les mesures sont nécessaires. Le président d’Ostéopathie Québec, Bertrand Courte-cuisse, souligne cependant que les journées sont plus longues en raison des procédures de désinfection. «On suit les consignes et ça nous va», indique de son côté la présidente de la Fédération québécoise des massothérapeutes agréés, Sylvie Bédard.

«Toutes les mesures sanitaires qui sont imposées sont nécessaires», estime quant à elle la présidente de l’Association des chiropraticiens du Québec, Marie-Hélène Boivin. 

Du côté de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, qui a dicté les normes en question, on a indiqué que le changement de sarrau entre chaque patient est «essentiel» pour ces professionnels qui travaillent à moins de deux mètres des personnes. 

APPEL À TOUS

Vous avez vaincu la COVID-19? Le Journal est à la recherche de personnes guéries du coronavirus et qui aimeraient témoigner.

Écrivez-nous à scoop@quebecormedia.com