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La vente du Cyclorama achoppe

Les vendeurs de l’édifice patrimonial ont mis un terme aux négociations

Cyclorama
Photo d’archives, Didier Debusschère Le Cyclorama de Jérusalem a fermé ses portes en octobre 2018 et depuis ce temps, la famille Blouin, propriétaire de l’édifice, tente de trouver un acheteur pour reprendre les activités.

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Après plusieurs mois d’attente, le Cyclorama de Jérusalem, à Sainte-Anne-de-Beaupré, est de retour à la case départ. Selon nos informations, les vendeurs ont récemment mis un terme aux négociations avec la société Deschamps Holding pour l’édifice dont le prix demandé est de 5 millions $.  

« Depuis lundi, il n’y a plus d’offre. Les vendeurs ont décidé de ne pas poursuivre », a confirmé au Journal le courtier immobilier Martin Dostie, de la bannière Sotheby’s International Realty Québec. Il pilote ce dossier.

M. Dostie n’a toutefois pas voulu fournir plus de renseignements sur les motifs de ce revirement de situation. Le Cyclorama de Jérusalem, propriété de la famille Blouin, est sur le marché depuis juillet 2017.

Les propriétaires sont donc toujours à la recherche d’un repreneur pour l’édifice qui a plus de 120 ans d’histoire et sa peinture panoramique.

Selon nos informations, le ministère de la Culture, qui est aussi impliqué dans ce dossier, avait même donné le feu vert à certaines conditions pour cette transaction au cours des derniers mois. 

Toujours intéressé

Joint par Le Journal, le président de Deschamps Holding, Michel J. Deschamps, a indiqué avoir encore de l’intérêt pour le site. La pandémie a toutefois eu des impacts sur ses démarches.

Depuis la signature du contrat à l’automne, l’homme d’affaires concède avoir demandé à « deux ou trois » reprises des délais supplémentaires.

« Nous sommes toujours intéressés. Depuis bientôt six ans, on travaille sur un projet à Québec. Nous avons analysé 21 sites. On parle de quelque chose d’unique au monde », avance M. Deschamps, préférant taire, pour le moment, les grandes lignes de sa vision. 

« Notre projet qui se rattache au Cyclorama est aussi un projet à patrimoine culturel. Cela viendrait rehausser l’ensemble de Sainte-Anne-de-Beaupré », poursuit-il.

Ce dernier mentionne qu’il continuera d’analyser le dossier au cours des prochains mois. Il n’écarte pas la possibilité de faire une nouvelle offre.

Rénovations

Rappelons que le Cyclorama de Jérusalem devait subir rapidement d’importants travaux évalués à plus ou moins 140 000 $, notamment pour consolider la structure du toit.

Les activités de la société Cyclorama de Jérusalem ont cessé depuis octobre 2018, et l’entreprise est maintenant sans revenu.

Les travaux nécessaires étaient admissibles à une aide financière du gouvernement, pouvant couvrir jusqu’à 40 % des dépenses. 

L’an dernier, certains chantiers visant à solidifier l’édifice ont d’ailleurs été réalisés par la famille Blouin.

En août 2019, le Cyclorama de Jérusalem et sa toile de 110 mètres de longueur et 14 mètres de hauteur avaient été classés bien patrimoniaux. 

Les propriétaires doivent maintenant respecter les dispositions de la Loi sur le patrimoine culturel et doivent prendre les mesures adéquates pour assurer la préservation de l’établissement, avait indiqué dans un courriel, en janvier dernier, le ministère de la Culture et des Communications.   

Cyclorama de Jérusalem

  • Le contrat de vente avait été signé à l’automne
  • Le prix demandé était de 5 millions $
  • Le seul panorama restant au Canada, et le seul en Amérique du Nord toujours accompagné de sa rotonde d’origine.  
  • Inauguré à Montréal en 1889 
  • Déménagé à Sainte-Anne-de-Beaupré en 1895