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Labeaume veut davantage de représentants des communautés culturelles au SPVQ

Le maire de Québec favorable aux caméras corporelles pour les policiers

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Il est «essentiel» que le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) compte davantage de membres issus des communautés culturelles, selon Régis Labeaume. Le maire s’est également dit favorable à l’installation de caméras corporelles chez les policiers.

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C’est ce que le maire de Québec a affirmé, mardi matin, en marge d’un point de presse. «C’est essentiel. Il n’y a pas d’interrogation là-dessus», a-t-il soutenu lorsqu’une question lui a été posée sur l’enjeu du recrutement.

Aussi, et comme le premier ministre Trudeau, le maire Labeaume s’est dit «ouvert totalement» à l’idée de caméras corporelles pour les policiers «si ça peut améliorer le service».

«Tout le monde veut s’assurer qu’il n’y ait pas de racisme systématique dans notre système, a-t-il indiqué. Toutes les solutions qui sont avantageuses pour les citoyens, on est ouvert, mais il faut que ça marche.»

Au cours des derniers jours, Robert Pigeon, chef du SPVQ, a confirmé que son Service ne compte aucun policier noir. Le SPVQ ne compterait d’ailleurs qu’une vingtaine de policiers provenant des communautés culturelles ou qui sont Autochtones. 

Mardi, Régis Labeaume a mentionné que «ce n’est pas simple de recruter des gens des communautés culturelles. On va tenter d’aller un peu plus loin. Il y a une discrimination positive qui existe à la Ville de Québec. Ça doit exister aussi au Service de police de la Ville de Québec. Et malgré ça, ce n’est pas simple». 

Pierre Poirier, porte-parole du SPVQ, a expliqué au Journal que «la discrimination positive est déjà appliquée au Service», mais que le problème concerne essentiellement «le bassin démographique» limité des communautés culturelles à Québec par rapport à Montréal par exemple.

Rencontre avec le chef Pigeon

Une rencontre doit d’ailleurs avoir lieu mardi après-midi entre le maire Labeaume et le chef Pigeon. «Il va m’emmener d’autres façons de faire pour recruter. On va travailler vraiment en fonction de ça pour recruter des membres des communautés culturelles. C’est incontournable dans une communauté», a indiqué le maire. 

Selon ce dernier, une de solutions pourrait passer par «le parrainage» ou «le mentorat» de jeunes issus des communautés culturelles. «On va trouver des solutions, a-t-il promis. Il faut qu’il y ait des membres des communautés culturelles au SPVQ. Il faut que ça arrive.»

Régis Labeaume a également promis de rencontrer des représentants de la communauté noire et de la communauté musulmane de Québec «qui seraient potentiellement les gens qui pourraient être victimes, dans notre société, de racisme systémique».

Présente au même point de presse, Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique et responsable de la région de la Capitale-Nationale, a abondé dans le même sens. 

«La représentativité de notre démographie au sein de diverses organisations, entre autres les corps de police, c’est très important, a-t-elle convenu. Il faut lutter contre le racisme et arriver avec des solutions pragmatiques et concrètes. Ça touche plusieurs volets dont celui très important de la représentativité notamment au sein des corps de police.»

Communautés culturelles au SPVQ*

Le SPVQ compte 853 employés dont une vingtaine font partie de communautés culturelles. Soit :

  • 11 d’origine autochtone
  • 3 issus d’une ethnie autre que blanche 
  • 2 minorités visibles
  • 4 (dans le personnel civil) provenant d’autres ethnies et minorités visibles. 

Source : Police de Québec
*Précision : ces données sont recueillies sur une base volontaire auprès du personnel