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Le marché immobilier reprend du poil de la bête au Saguenay–Lac-St-Jean

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Depuis que les visites sont permises pour tous les acheteurs, les ventes de maisons connaissent un boom au Saguenay–Lac-Saint-Jean. 

«Le printemps, c'est vraiment notre période. Quand on a senti qu'on entrait dans la COVID-19, ça a fait mal. Mars et avril, ça a été vraiment ordinaire, mais là, c'est repris», affirme Michel Gagnon, courtier immobilier chez Via Capitale.

Avec la pandémie, le nombre de propriétés à vendre a chuté.

« On n'a pas pu inscrire [de nouvelles propriétés à vendre] pendant à peu près 42 jours, explique le président de la Chambre immobilière du Saguenay–Lac-St-Jean, Thierry Desbiens. Il y a moins de propriétés sur le marché. Donc, moins d'offres. »

Mais aujourd'hui, les acheteurs ont des besoins, surtout les acquéreurs de première maison dont le bail se termine le 1er juillet.

«La semaine dernière, on en a vendu quatre, moi et mon associée. Ça veut dire que le marché est bon», indique Michel Gagnon.

On observe aussi que les ventes se concluent plus vite qu’à l’habitude.

«On les met en vente une journée. Le lendemain, on a une offre d'achat. Même que des fois, ce sont deux offres en même temps sur la même propriété que l’on reçoit», constate Thierry Desbiens.

Malgré cette embellie, il est difficile de prévoir de quelle manière va se comporter le marché après le premier juillet. Les courtiers immobiliers demeurent cependant confiants.

En mars, le prix médian à Saguenay pour les maisons unifamiliales était de 188 000$. Même s’il y a moins de maisons à vendre sur le marché, cela n'a pas d'effet sur les prix.

«Il y a beaucoup d'acheteurs et il y a peu d'offres. Dans les deux cas, l'acheteur et le vendeur trouvent leur compte avec des prix qui restent relativement stables» a observé Thierry Desbiens.

Durant cette reprise, il a également noté qu’avec la distanciation sociale, plus de personnes souhaitent s’acheter un chalet.

« Il y a une demande pour les terrains de villégiature. Peut-être que les gens veulent se retrouver un peu plus dans leurs affaires? Il y a des terrains qui restaient sur le marché. Et là, on a deux offres en même temps!» a-t-il illustré.