/news/coronavirus
Navigation

Deuxième vague: Québec veut éviter un nouveau «confinement global»

Coup d'oeil sur cet article

Même si le confinement à grande échelle était nécessaire aux yeux de la santé publique, Québec veut à tout prix éviter de mettre une nouvelle fois la province sur pause advenant une deuxième vague de la pandémie.

• À lire aussi: Tous les développements de la pandémie

• À lire aussi: Le Québec se déconfine: voici ce qui est ouvert ou fermé, permis ou interdit

«Ce qui a été fait, c’était bien, mais ce qui va être fait, ce sera différent», a assuré mercredi le conseiller médical stratégique de la direction de santé publique, le Dr Richard Massé.

Ce dernier affirme que le Québec est désormais mieux outillé afin de prévenir et d’intervenir rapidement auprès d’une région, d’une sous-région ou encore d’un milieu précis, comme une école ou un lieu de travail, afin de limiter la transmission du virus.

«On ne veut vraiment pas arriver à un [confinement global], ce serait comme un extrême. On ne peut pas dire que ça n’arriverait jamais, mais on ne veut pas se rendre là», explique le Dr Massé.

La décision de confiner le Québec à la fin mars était toutefois la bonne puisque les experts en santé publique à travers le monde ne détenaient encore que très peu d’informations sur ce nouveau coronavirus, dit-il.

«La décision qui a été prise était la bonne parce qu’on n’avait quand même pas tant de données que ça. La décision, c’était d’intervenir rapidement pour contenir le problème.»

Des réserves d’équipements de protection personnelle ont aussi été réalisées au cours des dernières semaines afin de préparer le Québec à une deuxième vague.

Contamination dans la population

Des scientifiques, notamment le microbiologiste Karl Weiss, s’inquiètent par ailleurs du faible nombre de tests sérologiques réalisés dans la province. Ces données doivent permettre de donner un portrait de la contamination au sein de la population.

«C’est pour avoir une meilleure compréhension de l’immunité dans la population. C’est un outil très utile, avec potentiellement une deuxième vague à venir à l’automne», a déclaré plus tôt mercredi le microbiologiste en entrevue avec Mario Dumont.

Or, selon le Dr Massé, Québec a déjà une certitude. «On est très loin d’avoir une immunité qui protégerait les gens contre la transmission, affirme-t-il. Il y a eu de la transmission, il y en a encore, mais on n’a pas une immunité qui empêche la transmission.»

Des études sont en cours avec Héma-Québec, et les résultats devraient être connus d’ici quelques semaines. Le Dr Massé ne s’attend toutefois pas, à la lumière des études semblables réalisées ailleurs dans le monde, comme en Europe, à un taux de transmission bien supérieur à 10% pour le grand Montréal.

«En dehors de la région métropolitaine de Montréal, c’est clair que les gens qui ont des anticorps, c’est une proportion très faible, peut-être 1% ou 2% maximum», estime-t-il.

Données encourageantes

Les plus récentes statistiques concernant le nombre de cas confirmés de COVID-19 au Québec, particulièrement dans la grande région de Montréal, sont très encourageantes aux yeux du conseiller stratégique. Mercredi, le Québec comptait 52 nouveaux décès et 156 cas supplémentaires.

«Depuis une quinzaine de jours dans la Communauté métropolitaine de Montréal, on a vraiment une amélioration de la situation, alors que dans le reste du Québec, la situation est déjà sous contrôle depuis un bon moment», relate-t-il.

Avec un peu moins de 8000 tests réalisés dans les derniers jours, Québec s’affaire actuellement à transférer une certaine capacité de tests dans les CHSLD et dans les résidences pour personnes âgées pour faire du dépistage systématique.

«On a une capacité excédentaire, mais on s’affaire à tester les gens les plus à risque, ceux qui sont dans les établissements de santé, note le Dr Massé. C’est la priorité, mais ceux qui ont des symptômes, ou qui sont des contacts de cas de COVID-19, sont invités à se faire tester.»

APPEL À TOUS

Vous avez vaincu la COVID-19? Le Journal est à la recherche de personnes guéries du coronavirus et qui aimeraient témoigner.

Écrivez-nous à scoop@quebecormedia.com