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La baisse des taxes scolaires devancée au 1er juillet

Malgré un déficit grandissant, le ministre Girard écarte un retour à l’austérité

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Malgré un important déficit accentué par le devancement au 1er juillet de la baisse des taxes scolaires, le ministre des Finances, Eric Girard, écarte tout retour à l’austérité.

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« Oui, je peux garantir ça [...], il n’y aura pas d’austérité », a promis le ministre Girard, en annonçant mercredi le devancement au 1er juillet de la baisse des taxes scolaires qu’il devait étaler graduellement jusqu’à la fin de son mandat.

Dans le budget 2020-2021, il avait d’abord été prévu que l’uniformisation graduelle de la taxe scolaire se traduise par une réduction du fardeau fiscal des propriétaires fonciers d’environ 182 millions $, ce qui représentait les deux tiers de la baisse prévue.

Un allègement Covid-19

Le nouvel allègement fiscal, qui vise à redonner maintenant plus d’argent aux familles qui ont souffert financièrement de la pandémie, représente une réduction additionnelle de 173 millions $, soit le dernier tiers de la baisse visée.

Cela permettra au gouvernement Legault de boucler, dès cette année, l’uniformisation complète de la taxe scolaire, une promesse phare de son programme électoral. 

Dans l’ensemble du Québec, le taux de taxe scolaire applicable de juillet 2020 à juin 2021 sera ainsi fixé à 0,1054 $ par tranche de 100 $ d’évaluation.

À terme, cette mesure coûtera dans l’ensemble 800 millions $ par année. Pour 2020-2021, l’impact financier, en tenant compte des mesures annoncées lors des deux derniers budgets, sera de 622 millions $.

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Québec solidaire inquiet

Le ministre des Finances a assuré qu’il n’y aura aucun impact sur le financement et les investissements prévus en santé et en éducation.

« Le gouvernement dit que ça n’a aucun impact sur le financement du réseau d’éducation, mais ç’a un impact », a réagi Christine Labrie, porte-parole de Québec solidaire en matière d’éducation. 

« C’est une réduction de leur financement autonome, a-t-elle expliqué. Ça leur donne moins de marge de manœuvre financière pour répondre elles-mêmes à leurs besoins locaux. [...] Les centres de service pourront de moins en moins compter sur leurs propres revenus. »