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Les familles encouragées à revoir leurs règles entourant l'utilisation des écrans

Les familles encouragées à revoir leurs règles entourant l'utilisation des écrans
Photo d'archives, Agence QMI

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À l’approche des vacances estivales, les familles sont encouragées à revoir leurs règles entourant l’utilisation des écrans en période de pandémie, alors que le déconfinement graduel permet d’établir de nouvelles routines.

«C’est un excellent moment pour réfléchir à ce qu’on veut faire de notre été», lance Magali Dufour, professeure de psychologie à l’Université de Sherbrooke et présidente du comité d’experts de PAUSE, une campagne de sensibilisation sur l’utilisation équilibrée d’internet.

Sans surprise, le temps passé devant un écran a monté en flèche avec les mesures de confinement depuis le début de la pandémie, selon des chiffres de Statistique Canada. S’il est encore trop tôt pour mesurer l’impact de cette augmentation, il est toutefois important de se questionner sur cette utilisation quotidienne dans un contexte de déconfinement.

PAUSE met ainsi à la disposition des parents un guide qui permet de les aider à mieux gérer le temps écran en famille, à l’approche de l’été.

«Cet outil permet à toute la famille de regarder ses propres habitudes, et non pas seulement les jeunes versus les adultes. On est tous dans le même bateau avec la COVID, on a tous augmenté notre usage des écrans. [...] Maintenant, ça va être les vacances scolaires bientôt, quel beau moment pour se demander qu’est-ce qu’on veut faire de ces habitudes-là.»

Savoir tracer la ligne

Mme Dufour insiste sur l’importance de prévoir des moments sans écran chaque jour dans la routine familiale. Cette durée peut varier selon les enfants, puisque certains sont plus vulnérables que d’autres face aux écrans.

Les jeunes impulsifs, qui ont des intérêts plus restreints ou des difficultés à socialiser sont plus à risques de développer des problèmes en lien avec l’usage des écrans.

Ce n’est pas le nombre d’heures passées en ligne, mais plutôt l’impact dans la vie d’un jeune qui permet de «tracer la ligne» entre une utilisation abusive ou non des écrans, ajoute-t-elle.

Se lever la nuit pour consulter les réseaux sociaux ou être incapable de respecter les limites imposées «sont des indices» qui laissent penser qu’il est temps d’agir.