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Un certain flou persiste pour les excursions maritimes

Un certain flou persiste pour les excursions maritimes
Photo courtoisie, croisières AML

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La reprise des croisières de moins d’un jour et des excursions aux baleines, dès le 1er juillet, a été bien accueillie jeudi, mais un certain flou persiste sur les consignes sanitaires qui seront en vigueur.

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Jean Roy, des Croisières Baie de Gaspé, ignorait toujours, en fin de journée, combien de passagers il pourrait faire monter à bord de son bateau de 47 places. «Il me manque encore quelques paramètres. Ce n’est pas encore clair, mais je crois que je vais pouvoir opérer en 2020!» s’est-il réjoui. «On devrait avoir des détails demain (vendredi) parce que chaque bateau a ses particularités.»

La version définitive du guide sanitaire, proposée par l’industrie, n’avait pas encore été approuvée officiellement jeudi. Mais le PDG de Croisières AML, Yan Hamel, qui a planché sur l’élaboration du guide, croit qu’il n’y aura pas de restrictions sévères pour le nombre de passagers. Si la distanciation de deux mètres est impossible à respecter, le couvre-visage sera imposé aux passagers, comme dans les avions, croit-il. 

«C’est le même principe que la santé publique véhicule tout le temps. Quand il y a des difficultés à atteindre des mesures de distanciation physique, à ce moment-là, c’est le couvre-visage obligatoire. Notre secteur est déjà très encadré et la juridiction sur un navire, c’est fédéral et c’est le même principe que dans un avion», a-t-il évoqué en entrevue, confiant de pouvoir offrir un environnement «sécuritaire» à sa clientèle dans les circonstances.

Capacité réduite ou pas?

Le Dr Horacio Arruda, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale, a cependant évoqué une réduction de la capacité des navires. «À ma connaissance, il va y avoir, oui, effectivement, probablement moins de volumétrie. Il y a certains volumes qui ne seront pas respectés pour éviter, justement, qu’il y ait trop de contacts entre les personnes (...). C’est selon la capacité, je vous dirais, de la pièce d’accueillir des distanciations ou des groupes de famille comme tel», a-t-il déclaré. 

Quoiqu’il advienne, le PDG de Croisières AML s’inquiète davantage de la réponse de la clientèle cet été, anticipant un taux d’occupation de 10 à 15% puisque les touristes internationaux ne seront pas au rendez-vous. «Quand on fait nos calculs, on n’est pas rentables. C’est pour ça qu’on a besoin de mesures d’aide adéquates», a-t-il affirmé. 

«On devrait opérer le Louis Jolliet, malgré le fait qu’on va avoir des taux d’occupation très bas. C’est la même chose avec les croisières aux baleines, mais on est extrêmement préoccupés. Il ne faut pas rêver en couleurs. On ne pourra jamais, cette année, récupérer les pertes qu’on a eues pour toutes les clientèles hors Québec. Il faut que les Québécois se réapproprient l’offre touristique du Québec, mais ils ne seront jamais assez nombreux pour atteindre des taux d’occupation qui permettent la rentabilité des entreprises».

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