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Des studios d'entraînement ouvriront leurs portes sans l'accord de Québec

Des propriétaires de Québec veulent envoyer un signal au gouvernement en ouvrant leur gym une journée

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Cody Barker-Green, Alexis Bertrand, Pascal Champagne et Félix Morissette, propriétaires de gyms à Québec.

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Réunis vendredi au Centre Élite Factor, des propriétaires de studios privés d’entraînement ont décidé qu’ils allaient ouvrir leurs portes l’instant d’une journée le 17 juin tout en respectant les règles de distanciation physique, même s’ils n’ont pas reçu le feu vert de la santé publique.

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Dans la foulée de la manifestation de mardi devant le parlement où ils ont tenu un entraînement symbolique, les propriétaires souhaitent poursuivre leurs moyens de pression afin que le gouvernement québécois leur permette de retrouver leur gagne-pain.

«On ne peut pas rentabiliser nos entreprises en tenant uniquement des activités en ligne et à l’extérieur, comme c’est le cas actuellement, a expliqué le copropriétaire du Centre Élite Factor, Pascal Champagne. Si on ne fait rien, on va tomber dans l’oubli et on ne peut pas attendre encore des semaines. On doit envoyer un message. À partir du 1er juillet, les mesures d’aide fédérales pour le paiement des loyers vont prendre fin. Il faudra alors payer 100 % de notre loyer pour les entrepreneurs dont les propriétaires ont accepté de collaborer.»

Manque de cohérence

Depuis le début de la crise, le gouvernement fédéral assume 25 % du loyer, le propriétaire débourse 25 % et le propriétaire de l’immeuble paye lui aussi le quart du montant, pourcentage qui a toutefois été coupé de moitié en raison de la participation du gouvernement du Québec.

Félix Morissette ressent lui aussi l’urgence d’ouvrir ses portes. « S’il ne se passe rien, je vais me retrouver le 1er juillet sans travail, sans revenu et sans mon entreprise, souligne le propriétaire du Gym Le Box qui est travailleur autonome et dont la prestation de PCU se termine le 4 juillet. Après une fermeture de trois mois, on va se retrouver en juillet dans une période morte. »

«On veut seulement rouvrir, ajoute Morissette. On va respecter les règles de la santé publique. Nous allons être seulement trois par session dans le gym pour respecter la limite de trois adresses : deux clients et moi. On pourrait aussi être quatre si je reçois un couple qui habite au même endroit. Les gyms n’ont pas la même vocation que lorsque M. Legault avait 18 ans. Les autorités ne voient que l’aspect loisir et non l’aspect santé. Pourtant, on paye un permis de studio de santé.»

Cody Barker-Green abonde dans le même sens: «Ce n’est pas logique que toutes les entreprises reliées aux soins de santé soient ouvertes et que nous ne le soyons pas, a affirmé le propriétaire de Forge Gym. Ça manque de cohérence. L’aménagement a été modifié pour respecter la règle des deux mètres.»

S’il déplore l’inaction du gouvernement, Champagne est déçu aussi du manque de collaboration entre les différents propriétaires.

«Nous sommes en compétition, mais une situation comme nous vivons actuellement demande de la solidarité. La rencontre d’aujourd’hui (vendredi) en est un bon exemple, alors que des collègues qui avaient confirmé leur présence ne se sont pas présentés. Je vais les contacter à nouveau et j’espère qu’ils vont suivre le mouvement.»


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