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Chez nos libraires: les écoles à la rescousse

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Robert Leroux a tout ce qu’il faut pour procéder à la réouverture de sa librairie. Il est toutefois conscient qu’une période d’adaptation sera nécessaire avant d’accueillir à nouveau les clients dans son commerce de la Place Longueuil.

Les écrans de plexiglas et les visières sont arrivés. L’ouverture ne se fera pas nécessairement dans les heures qui suivront un feu vert du gouvernement Legault.

«On a dû réorganiser complètement notre librairie pour répondre aux commandes qui arrivent par le site leslibraires.ca et celles des écoles. Il va falloir réaménager l’endroit», a indiqué Robert Leroux, propriétaire avec sa conjointe, Manon Trépanier.

Robert Leroux
Photo courtoisie
Robert Leroux

La librairie qui a ouvert ses portes en 1987 prévoit, au cours des premiers jours de réouverture, débuter avec la récupération physique des commandes effectuées par internet.

Les 7 employés sur 14 qui sont présents sur place et qui sont en télétravail ne manquent pas de boulot. Les commandes en ligne sont toujours nombreuses. Tout comme celles en provenance des écoles des municipalités qui sont en train d’entrer. 

«Il y a beaucoup d’activité en ce moment. Les écoles sont en fin de période budgétaire et ils garnissent les rayons de leurs bibliothèques. Il y a aussi des commandes qui commencent à entrer pour des livres de classe», a-t-il fait remarquer lors d’un entretien téléphonique.

Livres numériques

La librairie Alire a connu une explosion des ventes en ligne.

«On n’avait jamais vu ça. On n’en revenait pas. En un jour ou deux, on vendait plus de livres en ligne que pendant un mois. Les ventes en ligne de livres papier étaient quelque chose de marginal chez nous. Il a fallu s’adapter et trouver un rythme de croisière. Les ventes en ligne sont encore importantes, mais ce n’est pas comparable avec ce que c’était en avril», a-t-il fait savoir.

Le roman Un homme meilleur, de Louise Penny, a été le succès printanier de la majorité des librairies québécoises en période de confinement. Ce fut aussi le cas à la librairie Alire.

«On a aussi vendu des livres qui ne sortaient plus depuis un an ou deux, et d’autres qu’on n’avait pas du tout l’habitude de vendre. Des livres qui étaient dans notre inventaire et qui étaient disponibles par la plateforme leslibraires.ca. On a aussi vendu beaucoup de livres numériques aux bibliothèques publiques», a-t-il mentionné.

Robert Leroux a 72 ans. Il effectue son boulot de proprio à partir de la maison. 

«Je n’avais jamais beaucoup travaillé à partir de chez moi. J’étais toujours à la librairie. Ça n’a pas été facile au début. On avait l’impression, dans les premiers temps, qu’on allait mourir si on sortait», a-t-il laissé tomber. 

Les suggestions de Robert et du libraire Étienne Maillé    

Photo courtoisie

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► On peut se procurer des livres dans les librairies indépendantes via le site leslibraires.ca.