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Oubliés à l’étranger: des Québécois veulent être rapatriés

Encore coincés à des milliers de kilomètres de la maison, ils implorent le gouvernement fédéral d’en faire plus

Oubliés à l’étranger: des Québécois veulent être rapatriés

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Des centaines de Québécois sont toujours forcés d’affronter la pandémie à des milliers de kilomètres de la maison, coincés un peu partout à travers le monde. Se sentant abandonnés par Ottawa et à court de solutions, ils implorent le gouvernement d’en faire plus.

Après la publication la semaine dernière de nos reportages sur une dame aux prises avec des problèmes cardiaques coincée au Maroc, ainsi que sur un couple impatient de revenir du Pérou, des dizaines de Québécois coincés à l’étranger ont contacté Le Journal.

L’Association d’aide à l’immigration, qui accompagne des ressortissants dans leurs démarches, affirme de son côté avoir été contactée par près de 10 000 personnes qui tentent actuellement de rentrer.

Point commun de leurs histoires : ils ont bien souvent tenté de revenir au pays à la fin mars lorsque Justin Trudeau a insisté sur le fait «qu’il était temps de rentrer», mais plusieurs n’ont pu se frayer un chemin dans les vols de rapatriement organisés.

Aujourd’hui, ils vivent de la détresse et craignent pour leur santé physique, mentale et financière.

Parmi ceux-ci :  

  • Un homme en rémission de trois cancers veut revenir du Brésil pour assurer ses suivis médicaux;        
  • Un groupe de Québécois en Guadeloupe, parmi lesquels figurent des femmes enceintes, s’est vu refuser l’accès à un vol de rapatriement vide la semaine dernière, car ils n’ont pas eu d’autorisation d’Ottawa;        
  • Un voyageur de 75 ans a raté la venue au monde de sa petite-fille car il est coincé aux Philippines;        
  • Exaspérés d’attendre après le fédéral, des Québécois au Pérou ont dû eux-mêmes organiser des vols de retour avec une compagnie privée;        
  • De nombreux Québécois sont toujours coincés au Maroc, dont une mère monoparentale séparée de ses deux garçons restés ici;        
  • Une octogénaire est prise seule en Floride depuis des mois et elle ne peut revenir car son état de santé s’est détérioré.                

Questionné sur ces dossiers, le ministère des Affaires étrangères fédéral ne met pas de gants blancs pour aborder la situation. Certains Canadiens ne pourront être rapatriés.

«Malgré tous les efforts que nous déployons, nous ne serons pas en mesure d’assurer le retour de tous les Canadiens qui aimeraient revenir au pays», affirme Angela Savard, porte-parole d’Affaires mondiales Canada.

Sensible «à la situation»

Néanmoins, le gouvernement fédéral se dit sensible «à la situation très stressante à laquelle de nombreux Canadiens à l’étranger sont actuellement confrontés».

«Le gouvernement du Canada continue d’étudier les possibilités de vols pour les Canadiens qui ont indiqué qu’ils sont bloqués à l’étranger et qu’ils veulent rentrer chez eux», indique Mme Savard.

Ce processus devra toutefois s’accélérer, insiste l’opposition conservatrice à Ottawa.

«Nous constatons à ce stade-ci des délais inexplicables. Nous comprenons que c’est une situation extraordinaire, mais les messages que les conservateurs reçoivent encore aujourd’hui indiquent clairement qu’il y a des lacunes dans le système actuel», martèle le lieutenant au Québec du Parti conservateur, Alain Reyes.

Manque de services

Plusieurs de ces ressortissants critiquent d’ailleurs le manque de services à l’étranger.

«Froids, inhumains et absents» sont des qualificatifs qui reviennent souvent lorsque sont décrits les services consulaires canadiens. 

Le gouvernement rejette la faute sur le volume important de demandes, mais ne précise pas comment la situation pourrait être améliorée, se contentant d’affirmer que «des interruptions de service peuvent survenir».

Des ratés, dit le Bloc

«Est-ce qu’il y a des ratés au niveau du personnel consulaire? Oui, certainement», analyse Stéphane Bergeron, critique du Bloc Québécois en matière d’Affaires étrangères.

«Si des citoyens souhaitent communiquer avec nous pour parler de leurs difficultés, soyez assurés qu’on va transmettre le message au gouvernement et que là, ça va se rendre», assure le député de Montarville. 

L’effort de rapatriement en chiffres  

42 599 | Nombre de Canadiens rentrés au pays 

447 | Vols sur lesquels des Canadiens ont pu revenir 

110 | Pays visés par le rapatriement canadien 

331 807 | Canadiens inscrits comme étant à l’étranger (ne signifie pas nécessairement qu’ils veulent revenir) 

4235 | Prêts d’urgence accordés 

14,1 M$ | Montant des prêts d’urgence 

600 | Autres prêts qui sont toujours à l’étude (en date du 10 juin) 

Les 10 pays les plus visés par des demandes de rapatriement  

(en date d’avril)  

  • États-Unis  
  • Mexique  
  • Colombie  
  • Pérou  
  • Espagne  
  • Maroc  
  • Pakistan  
  • Inde  
  • Philippines  
  • Australie   

 

Amérique du Sud  

« Peut-être mon dernier voyage, mais je veux revenir de mon voyage »     

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Photo courtoisie

En rémission de trois cancers, René Pichette entrevoyait son voyage au Brésil pour aller voir ses enfants comme son « dernier voyage ». Coincé là-bas depuis janvier, il espère maintenant « revenir » de cet interminable périple pour s’assurer que le cancer n’a pas repris ses droits.

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Abandonnée par Ottawa, elle envisage de se tourner vers la France  

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Photo courtoisie

Une dame de l’Estrie ayant aussi la nationalité française envisage de se tourner vers son pays d’origine pour l’aider à se sortir de l’Équateur en raison du manque de soutien du gouvernement canadien.

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Ils organisent eux-mêmes leur retour     

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Photo courtoisie

Insatisfaits du travail de l’ambassade, des Québécois exaspérés d’être coincés au Pérou tentent par eux-mêmes d’organiser des vols avec une compagnie aérienne privée pour rentrer au pays.

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Les voyageurs doivent « prendre leurs responsabilités »     

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Photo courtoisie

Même si elle est coincée pour des semaines, voire des mois, au Pérou, Amélie Dubuc-Guimond n’en veut pas au gouvernement canadien de ne pas être venu la chercher, car elle croit que les voyageurs doivent prendre leurs responsabilités.

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Privé de son médicament  

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Photo courtoisie

Le manque de disponibilité des médicaments cause beaucoup de stress à ceux qui sont coincés à l’étranger sans savoir quand ils pourront rentrer au pays. 

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Vivre recluse en Colombie peut-être jusqu’à l’automne     

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Photo courtoisie

Une Montréalaise partie en périple en Amérique du Sud s’inquiète de rester coincée en Colombie jusqu’à l’automne, mais encore plus de voir les Colombiens souffrir de la faim des suites de la COVID d’ici là. 

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Caraïbes  

Guadeloupe-Paris pour rentrer à Montréal     

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Photo courtoisie

Un couple de septuagénaires en est maintenant à un sixième report de vol pour son retour de la Guadeloupe. À bout de souffle, ils envisagent de prendre un vol vers Paris pour ensuite revenir à Montréal, une double traversée de l’Atlantique, alors qu’ils se trouvent pourtant à cinq heures de vol de la maison.

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«Va-t-il falloir que je prenne un bateau à rames pour revenir?»     

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Photo courtoisie

Seule en République dominicaine à 70 ans, une retraitée ne sait plus quoi faire pour rentrer au pays.

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Privés de retour parce qu’ils ont un chien  

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Photo courtoisie

Des Québécois déplorent le peu de collaboration d’une compagnie aérienne qui leur a refusé des places sur des vols de rapatriement puisque les passagers souhaitaient y ramener leur chien. « Ce n’est pas vrai que je vais laisser mon chien mourir ici », insiste Michel Daoust.

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Aucune collaboration entre « deux pays amis »  

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Des Québécois coincés en Guadeloupe déplorent le manque de communication entre les différents pays, après s’être vu refuser l’accès à un vol direct pourtant vide, qui quittait l’île française samedi dernier vers le Canada.

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Asie  

Il rate la naissance de sa petite-fille  

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Un homme de Saint-Jean-sur-Richelieu a raté la naissance de sa dernière petite-fille, incapable de prendre son vol de retour des Philippines puisque ce dernier devait faire escale dans un pays dont les frontières étaient fermées.

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Elle devra passer son tour et patienter jusqu’en juillet  

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Mariane Quessy-Dion a eu un mince espoir de pouvoir enfin rentrer au Québec, mais les vols de rapatriement de l’Inde ont été réservés si rapidement qu’elle devra passer son tour et patienter jusqu’en juillet.

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Une infirmière se bat pour son mari coincé au Mali  

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« J’essaie d’être forte pour tout le monde, mais à un moment donné, c’est beaucoup de poids sur mes épaules, ce n’est pas évident à gérer », confie Marie-Claire Boivin.

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Afrique du Nord  

Trop dangereux de traverser le pays     

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Une Montréalaise coincée au Sahara occidental pourrait tenter de prendre un vol de retour, mais n’ose pas faire les longues heures de route qui la séparent de la ville de Casablanca, au Maroc, craignant pour sa sécurité.

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Séparée de ses deux garçons     

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Une femme de Québec implore le gouvernement de la ramener à la maison pour qu’elle puisse s’occuper de ses deux fils, le plus vieux ayant dû doubler ses heures de travail pour subvenir aux besoins de la famille.

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Coincés avec leurs deux enfants de 8 mois et 2 ans     

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Photo courtoisie

Un père de famille qui a perdu son emploi depuis qu’il est coincé au Maroc déplore qu’Ottawa « n’offre que des solutions impossibles » à certains de ses ressortissants pour rentrer au pays, alors que d’autres pays déploient des vols directs à répétition. 

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Prêt à partir là-bas si le Canada ne peut ramener sa femme enceinte  

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Photo courtoisie

Inquiet pour sa femme enceinte coincée au Maroc, un Montréalais envisage de prendre un vol pour Casablanca, quitte à se jeter lui aussi dans la gueule du loup en restant pris à 3500 kilomètres de la maison. 

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Discrimination entre Canadiens « d’origine » et autres citoyens ?     

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Photo Adobe Stock

Une citoyenne canadienne qui a été coincée quatre mois au Maroc dénonce ce qu’elle qualifie de « discrimination » de la part d’Ottawa, alors que des gens nés au Canada ont été contactés avant ceux ayant leur citoyenneté pour des possibilités de rapatriement.

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Amérique Centrale  

En attente dans leur « prison dorée »  

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Photo courtoisie

Amarré dans un pays aux mesures de confinement très strictes depuis trois mois, un couple de Montréal est contraint d’attendre et ne voit pas comment il pourra sortir du Guatemala avant l’automne.

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Nourrie par la générosité des locaux  

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Photo courtoisie

Une Québécoise de 61 ans se retrouve seule et démunie dans un hôtel de Liberia, au Costa Rica, hébergée par le propriétaire de l’endroit et nourrie par la générosité des locaux.

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Mexique et Floride  

Leur doberman pas accepté à bord  

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Photo courtoisie

Une famille de six personnes prise au Mexique ne peut pas revenir au pays en raison de leur petit chien dont la race n’est pas acceptée par plusieurs compagnies aériennes.

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Une octogénaire lance un cri du cœur     

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Photo courtoisie

Prise seule en Floride depuis plusieurs mois pour des raisons de santé, une octogénaire, qui craint pour sa vie loin de sa famille, lance un cri du cœur pour être rapatriée au plus vite.

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