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Les femmes de la relance

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Le premier ministre François Legault a été piqué au vif, cette semaine, lorsque la libérale Hélène David lui a reproché l’absence de femmes au sein du comité de relance économique formé par son gouvernement.

L’échange a tourné au vinaigre et s’est conclu par un « shame on you » lancé à micro fermé par M. Legault, à l’intention de la cheffe libérale Dominique Anglade.

En effet, le premier ministre a bel et bien démontré, dans le passé, une sensibilité pour la place des femmes en politique et dans notre société en général.

Le reproche était toutefois bel et bien fondé. Pris dans l’œil du cyclone, lors de la formation dudit comité, il est possible que ses conseillers aient oublié quelques repères fondamentaux de la politique.

Il n’est toutefois pas trop tard pour se reprendre.

Pas de représentante

En situation de crise, on pense toujours aux femmes, mais il faudrait aussi y songer quand il est question de relance, faisait valoir récemment, et à juste titre, l’ex-mairesse et animatrice Caroline Saint-Hilaire, en entrevue à Qub radio.

Certes, le gouvernement caquiste ne compte pas de représentante féminine dans son équipe économique ministérielle, faiblesse qui a été soulignée lors de la formation du conseil des ministres. Au sein des gouvernements précédents, de nombreuses femmes ont occupé des postes clés dans le domaine.

Mais rien n’empêche encore M. Legault d’adjoindre au comité des têtes fortes comme Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ou Sonia LeBel, ministre de la Justice.

Puis, si le premier ministre tenait à former un groupe uniquement avec des politiciens spécialistes en économie et finances, il pourrait aussi avoir recours à une femme du milieu des affaires québécois, une entrepreneure, une gestionnaire chevronnée qui permettrait de dégager une image plus forte.

Les femmes doivent après tout faire partie de ce qui constitue de fait la plus importante relance économique de l’histoire du Québec.