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Ottawa annoncera une forme de prolongation de la PCU

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OTTAWA | Le fédéral entend annoncer, cette semaine, une forme de prolongation de la Prestation canadienne d’urgence (PCU), mais se garde pour l’heure de dire comment il compte s’y prendre.

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«Je peux rassurer tous les Canadiens recevant la PCU qui cherchent un emploi [et] qui ne sont pas sûrs qu'ils vont pouvoir trouver un emploi lors de la fin de la PCU que nous allons continuer d'être là pour les appuyer», a déclaré le premier ministre Justin Trudeau, lundi, en conférence de presse.

Il a indiqué que son gouvernement travaille à «trouver une solution» et procédera à une annonce plus tard cette semaine.

Le premier ministre fédéral n’a toutefois pas précisé quels prestataires seraient visés par une prolongation ni s'ils pourraient tomber sous l’égide d’une nouvelle mouture de la PCU.

Le programme phare déployé au plus fort de la crise de la COVID-19 doit se terminer au début octobre, mais ceux qui touchent les prestations mensuelles de 2000 $ depuis mars auront épuisé, dès juillet, leurs 16 semaines d’admissibilité.

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Les libéraux peuvent procéder par voie réglementaire pour allonger cette période et n’ont pas besoin de l'adoption d'un projet de loi aux Communes.

Le président du Conseil du Trésor, Jean-Yves Duclos, a toutefois laissé entendre que des modifications seront apportées.

«Les discussions et l’annonce importantes à venir se focalisent sur l’ajustement des paramètres [...] pour faire en sorte que la PCU s’adapte davantage au contexte actuel sanitaire et économique», a-t-il dit.

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Il a notamment souligné que la PCU doit être en mesure de céder davantage de terrain aux programmes de subvention salariale et ainsi éviter d’avoir un effet «désincitatif » à l’emploi.

Il reste à voir quels éléments le gouvernement Trudeau peut changer sans devoir passer par un projet de loi.

Une pièce législative qui inclut des modifications à la PCU et de lourdes sanctions pour les fraudeurs, C-17, est déjà sur la glace depuis la semaine dernière, faute d’entente entre libéraux et partis d’opposition.

Le C-17 prévoit rendre inadmissible tout travailleur s’«il ne recommence pas à exercer son emploi lorsqu’il est raisonnable de le faire et lorsque son employeur le lui demande».

Notons, par ailleurs, que les néo-démocrates font d’une prolongation de la PCU une condition pour donner leur appui aux libéraux de Justin Trudeau dans un vote de confiance qui surviendra mercredi. En effet, le gouvernement minoritaire devra s'y soumettre au terme d'un débat sur le budget supplémentaire des dépenses.