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François Legault n’est pas en faveur du masque obligatoire

Quebec
Photo Stevens LeBlanc La santé publique ne recommande pas d’imposer le port du masque pour aider à freiner l’épidémie. À Québec, le port d’un couvre-visage reste marginal.

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François Legault n’est pas un partisan du masque obligatoire dans les lieux publics.

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Dans une récente sortie médiatique, une trentaine de médecins et experts en épidémiologie ont exhorté le gouvernement à exiger le couvre-visage dans les commerces et les transports en commun pour prévenir une seconde vague de COVID-19 trop meurtrière.

Pour l’heure, la santé publique ne recommande pas d’imposer le port du masque pour juguler l’épidémie, comme le réclament haut et fort ces professionnels de la santé de haut rang.

Mais en fin de compte, c’est le premier ministre qui a le dernier mot. 

Quebec
Photo Simon Clark

Il pourrait choisir de rendre le couvre-visage obligatoire, comme l’ont fait de nombreux pays, même sans l’appui des autorités de santé publique. Mais il ne le fera pas.

«Je pourrais le faire, c’est moi qui décide, précise-t-il, en entrevue. Je pourrais si je pensais que c’était bon, mais je ne pense pas que ça serait bon.»

Faire respecter la loi

François Legault signale qu’à partir du moment où un gouvernement choisit d’imposer le couvre-visage, les autorités sont tenues de faire respecter la loi. 

Ce qui n’est pas si simple et peut donner lieu à des situations problématiques.

«À Montréal, quelqu’un, pour toutes sortes de raisons, il n’a pas de masque et il a besoin d’aller travailler, et il n’a pas d’argent, et là tu dis “non, tu n’as pas le droit de prendre le transport en commun”», illustre-t-il.

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Photo Simon Clark

On lui signale que pourtant, d’autres juridictions le font. «Oui, mais moi je ne pense pas» qu’il faille rendre le port du couvre-visage obligatoire, rétorque-t-il. 

Norme sociale

Le premier ministre se plaît à rappeler qu’en Amérique du Nord, ce sont les Québécois qui ont le plus respecté les règles de confinement à la maison. «Le deux mètres aussi, c’est important», insiste-t-il.

Il y a quelques jours, le Dr Horacio Arruda a dit qu’il ne fallait pas exclure cette avenue en perspective d’une deuxième vague de contamination. 

Mais pour l’instant, la santé publique se contente de recommander «très fortement» le port du masque.

«On veut en faire une norme sociale pour que les gens prennent l’habitude. Quant à le rendre obligatoire actuellement, je vais attendre les différentes autorités internationales, canadiennes et au Québec, nos experts, qui regardent les pour et les contre», a-t-il fait valoir.