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Secteur Chaudière: «Une petite ville» de 9000 personnes autour du tramway

Le secteur Chaudière sera métamorphosé par le terminus Le Gendre

Le maire de Québec Régis Labeaume
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES Le maire de Québec Régis Labeaume

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La Ville de Québec veut créer « une petite ville orientée autour du tramway » dans le secteur Chaudière, à proximité du IKEA. Des milliers de résidences, un secteur technologique et même une école primaire sont dans les plans.

C’est ce que Régis Labeaume a révélé lundi en fin d’après-midi, juste avant le conseil municipal. Le maire de Québec a mentionné que c’est « le devoir » de la municipalité de partir « d’une page pratiquement blanche » pour aménager un secteur au « potentiel immense ».

Illustration du secteur du terminus Le Gendre.
Capture d'écran, Ville de Québec
Illustration du secteur du terminus Le Gendre.

Une vue de l’aménagement du secteur Chaudière à la suite de la création du terminus Le Gendre. Dans le cercle, la zone mixte, résidentielle et commerciale.
Capture d'écran, Ville de Québec
Une vue de l’aménagement du secteur Chaudière à la suite de la création du terminus Le Gendre. Dans le cercle, la zone mixte, résidentielle et commerciale.

Des consultations citoyennes sont en cours depuis quelques jours pour déterminer une vision globale pour ce secteur.

La Ville verrait bien 3500 à 4000 « portes résidentielles » pour un total de 7000 résidents permanents dans le secteur.

La hauteur permise des bâtiments serait de six à huit étages. Aussi, des entreprises technologiques pourraient emmener 1500 à 2000 employés dans le coin, a ajouté le maire. Si tout va bien, M. Labeaume pense que les nouvelles résidences pourraient voir le jour autour de la fin 2026, soit au moment de la mise en service du tramway. 

Illustration du secteur du terminus Le Gendre.
Photo courtoisie, Ville de Québec
Illustration du secteur du terminus Le Gendre.

Le terminus Le Gendre sera finalement situé un peu plus à l’est que prévu, soit vis-à-vis les bretelles d’accès à l’autoroute Félix-Leclerc et légèrement en retrait de l’avenue Blaise-Pascal.

Illustration du secteur du terminus Le Gendre.
Photo courtoisie, Ville de Québec
Illustration du secteur du terminus Le Gendre.

Il y aura, à terme, un total de 817 cases de stationnements incitatifs (Parc-O-Bus) pour « capter la circulation qui vient de l’ouest ».

Des accès pour les piétons et pour les cyclistes seront également aménagés. Sans oublier le garage du tramway qui sera situé dans le même coin.

Illustration du secteur du terminus Le Gendre.
Photo courtoisie, Ville de Québec
Illustration du secteur du terminus Le Gendre.

Préoccupations citoyennes

Évoquant les enjeux environnementaux, Régis Labeaume a rappelé « qu’il y a des milieux humides dans le secteur et on va les préserver tous ». 

Dans ce coin, la Ville possède 40 % des terrains (incluant les milieux humides). 

Illustration du secteur du terminus Le Gendre.
Photo courtoisie, Ville de Québec
Illustration du secteur du terminus Le Gendre.

Les autres terrains appartiennent à quelques promoteurs privés comme Cominar et Roussin.

Rémy Normand, vice-président du comité exécutif, a reconnu l’existence de certaines « préoccupations » des citoyens de la Pointe-de-Sainte-Foy liées à la future augmentation de la circulation routière lorsque la montée Mendel sera prolongée.

« Il y a moyen de bien gérer ça. Il faut juste trouver les bons mécanismes pour l’intersection avec le boulevard du Versant-Nord », a-t-il toutefois minimisé.  

Labeaume moqueur

Dans un ordre d’idées connexe, le maire s’est fait moqueur en commentant la manifestation d’une vingtaine de personnes organisée lundi soir à l’invitation du regroupement : Tramway non merci.

« Il y en a 15 dehors qui sont en train de manifester plus eux (les trois élus de Québec 21), ça fait 18 personnes (...) Bravo, il y a vraiment beaucoup de gens qui partagent leur opinion », a-t-il raillé.

Interrogé au sujet du passage du tramway à proximité de certaines résidences de la rue du Chalutier, dans Saint-Roch, le maire a promis « qu’on va travailler avec eux (les citoyens) et trouver des solutions ».