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Les faux gauchers

Omnuim Canadien RBC
Photo d’archives Le Canadien Mike Weir est le premier gaucher à avoir remporté le Tournoi des Maîtres, en 2003.

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Comme de nombreux Canadiens, la première fois que j’ai empoigné un bâton de golf, je me suis senti plus à l’aise en gaucher, c’est-à-dire la main droite en haut du manche. Très mauvais départ, il ne fallait pas.

Dans notre pays, à cause du hockey que nous avons généralement pratiqué avant le golf, nous débutons ainsi et nous deviendrons des golfeurs gauchers. Ben Boudreault, professionnel et enseignant réputé (parcours du Cerf de Longueuil), lui-même gaucher au hockey, soutient que les droitiers dans la vie devraient l’être aussi au golf. 

Pour la première fois, quelqu’un m’a expliqué clairement les trois raisons. Je demeurerai gaucher, mais au moins je saurai que j’aurais pu avoir plus de puissance. Étant droitier naturel, ma main droite est donc plus forte, et si j’étais droitier au golf, ma main droite serait celle qui pousse, qui gère la puissance.

Trop tard

Dans le même ordre d’idées, ma main droite est plus habile que la gauche. Elle dirigerait mieux la trajectoire du bâton dans mes élans. Et, finalement, mon œil droit est mon œil fort, et puisque je termine mes élans vers la droite, il doit prendre l’information d’avant-impact à ma gauche, donc obliquement, un désavantage, selon Ben.  

Il est trop tard, je resterai gaucher.

Mike Weir, le seul Canadien à avoir remporté un tournoi majeur (le Masters en 2003) est aussi gaucher à cause du hockey, mais dans sa jeunesse, Jack Nicklaus lui a conseillé de ne rien changer s’il était à l’aise ainsi. Ça doit s’appliquer pour moi aussi, j’imagine.  

En France, depuis une quinzaine d’années, il existe un tournoi pour les gauchers uniquement, mais c’est au Canada que cet omnium devrait avoir lieu, non ?

De l’enclave

  • Quinze femmes ont pu mettre leur nom sur la Coupe Stanley, et la première Canadienne fut Sonia Scurfield, étant copropriétaire des Flames de Calgary après leur conquête de 1989.
  • Éric Desjardins a célébré hier ses 51 ans. Six ans à Montréal et 11 autres années à Philly, Éric est synonyme d’excellence.
  • Le lac Shawinigan, dans la réserve Mastigouche, recevra ma visite cette semaine et Manon arrive avec des mouches que lui a montées Denis. Tiens ta tuque.
  • Ce que j’aimerais voir au Québec, c’est une exposition des œuvres de la peintre Mona Savard. L’épouse de Denis a un talent fou qui doit sortir de Chicago et voguer vers l’est... Mona et Denis, un couple formidable et adorable, ensemble depuis une quarantaine d’années.
  • Après trois mois de confinement, Ménick a rouvert ses portes hier. Heureux et nerveux comme un jeune premier qui a plus de quatre fois 20 ans.
  • Régis Lévesque a quitté l’hôpital et réside maintenant chez sa fille Annie, à Rawdon. Elle en prend soin comme de son bébé. Il le mérite. Bravo Annie !
  • Dans le dos, dans le cou, sous les bras, sur les jambes, le pilote Lewis Hamilton a dévoilé ses tatouages. Phénoménal. On retrouve un lion, Jésus, une boussole, le mot « guerrier » écrit en chinois, etc. Très croyant, Lewis voulait écrire cette courte phrase sur son corps : « God is love ». Il a choisi de l’inscrire derrière son oreille gauche.
  • Les fans de tennis ont en moyenne 61 ans et Patrick Mouratoglou, l’entraîneur de Serena Williams, estime qu’il est temps de rajeunir cette clientèle en remodelant les formules de tournoi. À suivre dans un univers on ne peut plus traditionnel qui craint le changement.
  • Selon ESPN, le joueur de l’année dans la LNH est David Ayres, 42 ans. Vous vous souvenez de ce chauffeur de Zamboni de Toronto qui a battu les Leafs en revêtant son équipement de gardien de but et les couleurs des Hurricanes de la Caroline dans un remplacement d’urgence ? Vous l’aviez peut-être oublié, mais lui il ne l’oubliera jamais. Huit arrêts sur 10 tirs. Et congé de Zamboni après le match.
  • L’excellent professionnel de golf Jean Laforce est catégorique. C’est au début de la saison qu’il faut avoir recours aux conseils (ou une leçon) d’un pro et non au milieu ou à la fin de l’été. On élimine ainsi nos pires défauts ou mauvaises habitudes dès le début au lieu de les approfondir. Logique.

Et enfin on peut aller à la pêche avec des amis... la vie est belle.