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Boutiques érotiques: un prêt d’urgence refusé par la Ville de Québec

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Photo Stevens LeBlanc Le maire de Québec, Régis Labeaume

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Le maire Régis Labeaume a réagi, mercredi, à la sortie publique des propriétaires des commerces érotiques Planet X, qui ont dénoncé le refus d’un prêt prévu par le programme d’aide d’urgence en raison d’un possible «risque d'image pour la Ville de Québec».

«Votre dossier est refusé car vos liens d'affaires pourraient être un risque d'image pour la Ville de Québec», avait publié, en début de journée, la propriétaire Cindy Cinnamon.

En point de presse un peu plus tard, le maire Labeaume a assuré qu’il allait vérifier les détails du programme. 

«Dans les règles gouvernementales, ça faisait partie des exclusions. Il faudrait que je vérifie.» Sur un ton plus léger, le maire a également ajouté à la blague qu’il n’était pas un client. «Je n’ai rien contre les sex shops, je ne suis pas un usager!»

Les propriétaires précisent qu’il ne s’agit pas d’un don, mais bien d’un prêt.

«Quand vient le temps d'accorder des permis et d'encaisser les taxes, notre image ne semble pas trop déranger, bien au contraire», a ajouté la femme d’affaires.

«On est un peu découragé. Je pense qu’on a le droit comme les autres», a également mentionné son partenaire, Jean-Luc Audet.

La réponse à leur demande de prêt du mois d'avril dernier est signée par un responsable du Service du développement économique et des grands projets.

Parmi les exclusions du programme d’aide, on retrouve notamment la mention suivante: «Toute autre activité qui serait de nature à porter atteinte à la moralité.»

À la Ville de Québec, le porte-parole David O'Brien a spécifié que les critères d'admissibilité et les exclusions du programme d’aide d’urgence aux PME sont établis par le gouvernement du Québec. 

«La Ville analyse chaque demande reçue en respectant les critères gouvernementaux et ces exclusions. Dans le cas de la demande de l'entreprise Planet X, le critère d'exclusion édicté par le gouvernement s'est appliqué lors du traitement du dossier», a-t-il expliqué.

– Avec la collaboration de Taïeb Moalla