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Le gouvernement Trudeau devrait survivre à un vote de confiance

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OTTAWA | Un débat s’est entamé aux Communes, mercredi après-midi, et se soldera par un vote de confiance auquel le gouvernement Trudeau survivra sans ambages.

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Les libéraux de Justin Trudeau pourront compter sur l’appui des néo-démocrates. Ceux-ci ont fait de la prolongation de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) une condition pour offrir leur soutien et se sont depuis montrés satisfaits de l’annonce d’Ottawa de prolonger de huit semaines la mesure d’aide.

«C’est bien qu’il y ait une prolongation, mais il faut aussi un plan de match si le travail ne revient pas [en août ou après]», a déclaré le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, en point de presse mercredi matin.

M. Singh a du même souffle indirectement confirmé que son caucus a l’intention de voter avec les libéraux au cours du vote de confiance qui devrait survenir en soirée. Pourtant, il réclamait récemment une prolongation d’«au moins» quatre mois de la PCU.

Or, le gouvernement Trudeau a seulement annoncé, mardi, que la période maximale des prestations pour ceux qui auront épuisé leurs chèques dès juillet passera de 16 à 24 semaines.

«On va continuer de pousser le gouvernement pendant l’été, s’est-il défendu. On a des opportunités pendant l’été. On va continuer de mettre la pression sur le gouvernement pendant le mois de juillet et d’août.»

Le gouvernement doit faire adopter en Chambre des crédits supplémentaires d’environ 87 milliards $ pour des mesures législatives déjà annoncées. C’est au terme de ce débat que le vote de confiance se tiendra.

Or, le format établi sous prétexte de la crise de la COVID-19 ne prévoit que quatre heures pour passer en revue ces crédits, selon une motion passée par les libéraux avec l’appui du NPD, il y a quelques semaines.

«Il sera difficile pour les parlementaires de remplir leur rôle essentiel d’examen attentif des dépenses gouvernementales proposées en une séance de quatre heures», a réitéré le bureau du directeur parlementaire du budget, Yves Giroux, dans un billet publié cette semaine.

«Ils n’auront pas non plus la possibilité d’exercer le rôle indispensable consistant à modifier, réduire ou rejeter quelque poste budgétaire que ce soit, en dépit du fait que les partis d’opposition détiennent la majorité des sièges à la Chambre des communes, a-t-on ajouté. Il ne reste que deux choix aux parlementaires: approuver le budget supplémentaire des dépenses tel quel, ou le rejeter.»

Le gouvernement répète depuis des semaines que seule une portion de 6 milliards $ constitue réellement de nouvelles dépenses. « La plupart de ces dépenses sont autorisées par les lois sur les mesures d'urgence visant la COVID-19, qui ont été approuvées par le Parlement en mars et avril», plaidait notamment le secrétariat du Conseil du Trésor dans un communiqué.

Entre autres choses, le document revoit à la hausse les dépenses prévues pour la PCU, les faisant passer de 35 milliards $ à 60 milliards $.