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Record de chaleur battu à Québec

Cette seconde canicule va durer encore quatre jours

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Des records de chaleur ont été battus vendredi à Québec, Val-d’Or, Saguenay, Mont-Joli et même à Chibougamau, mais pas à Montréal.

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Des gens ont profité de la chaleur pour se rafraîchir dans les fontaines d’eau à proximité de l’hôtel de ville de Québec, dont Marianne, 9 ans, et sa sœur Maxine, 4 ans.
Photo Simon Clark
Des gens ont profité de la chaleur pour se rafraîchir dans les fontaines d’eau à proximité de l’hôtel de ville de Québec, dont Marianne, 9 ans, et sa sœur Maxine, 4 ans.

Samedi encore, près de six millions de Québécois sont toujours sous un avertissement de chaleur accablante.

En fin de journée vendredi, le thermomètre a fracassé des records avec 33 °C à Québec, 31 °C à Val-d’Or, 35 °C à Saguenay, 34 °C à Mont-Joli et 32 °C à Chibougamau.

Dans la métropole, le mercure a grimpé « seulement » à 32 °C, à un degré du record établi en 2001. 

Autre phénomène hors du commun, le point le plus chaud au Québec a été enregistré à Bagotville avec 35,1 °C. Jeudi, il a fait 37 °C à Sept-Îles, du jamais-vu sur la Côte-Nord.

Fin des classes, arrivée de l’été, jour le plus long et lancement des vacances, les bonnes nouvelles sont nombreuses, même si cette chaleur prolongée est signe de danger.

Cette seconde canicule devrait durer au moins jusqu’à mardi, soit une semaine complète.

« Nous avons eu une canicule de sept jours en 2018. La plus longue enregistrée était de 10 jours en 2001. Souvent après plus de cinq jours, on voit des effets et des décès sont rapportés », explique Jean-Philippe Bégin, météorologue à Environnement Canada.

L’humidité à la hausse devrait aussi se mettre de la partie et incommoder davantage les personnes plus à risque.

« Les derniers jours étaient très secs, mais ça commence à se pointer », ajoute le météorologue. Depuis le 1er mai, la pluie se fait très rare, trois fois moins que la normale.

Des canicules plus longues

Pour l’expert Gilles Brien, cette canicule pourrait être historique par sa durée, mais moins intense que la première.

« L’étendue des records est impressionnante. On en voit jusqu’au Nouveau-Brunswick et aussi dans le Maine. »

Selon le météorologue, on assiste à la signature des changements climatiques. À son avis, les journées très chaudes seront trois fois plus nombreuses dans 50 ans.

« On porte des conditions de canicule pendant plus longtemps qu’avant. Partout dans le monde, les vagues de chaleur augmentent en sévérité et en longueur », conclut M. Brien.