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Vol de données: silence radio chez Desjardins

Guy Cormier
Photo Christopher Nardi Le PDG de Desjardins, Guy Cormier.

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Le Mouvement Desjardins choisit la voie du silence lorsqu’il est question de faire le bilan de la plus importante crise de son histoire.

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Au cours des derniers jours, la direction de l’institution financière a refusé les demandes d’entrevue du Journal. Impossible de discuter avec le grand patron, Guy Cormier, ou tout autre employé dans l’organisation. La coopérative refuse également de divulguer le nombre de réclamations et de demandes traitées relativement à la fuite.

«L’enquête est toujours en cours. Nous n’avons pas de nouveau développement», a répondu par courriel la porte-parole, Chantal Corbeil.

Elle a toutefois précisé que la coopérative a injecté 100 millions $ dans la dernière année en sécurité de l’information. 

«Afin de maintenir l’efficacité» de ces mesures, Desjardins préfère limiter ses commentaires sur le sujet. La coopérative dit avoir collaboré avec des experts externes.

  • Écoutez l'entrevue avec Éric Parent, PDG d’EVA Technologies, à QUB Radio:

Stratégies en évolution

Rappelons qu’en décembre, l’institution financière a mis sur pied le Bureau de la Sécurité Desjardins (BSD). Cette unité regroupe près de 900 personnes de différents secteurs de l’organisation.

«Le BSD va continuer de mettre en place des meilleures pratiques en matière de sécurité de l’information et poursuivre l’évolution de nos stratégies en matière de protection des renseignements personnels», assure Mme Corbeil.

Par ailleurs, le cabinet KPMG a été mandaté pour faire le post-mortem de la fuite de données. Desjardins refuse de partager les rapports de ses experts à l’externe.

De son côté, l’Autorité des marchés financiers affirme ne pas pouvoir «commenter ce dossier étant donné le caractère confidentiel de ses travaux de surveillance».

«Il en va de même pour les enjeux touchant les poursuites et/ou sanctions. Ces éléments demeurent confidentiels, et ce, peu importe le dossier», souligne le directeur des relations médias, Sylvain Théberge.