/news/coronavirus
Navigation

Une étude sur l’impact du confinement sur la santé mentale des élèves québécois

SPE-EDU-SUMMER-SIDE
Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Trois chercheures en santé mentale mènent une étude sur les jeunes Québécois du primaire et du secondaire afin de connaître les effets de la pandémie sur leur santé psychologique. 

• À lire aussi: [EN DIRECT 19 JUIN] Tous les développements de la pandémie de coronavirus

• À lire aussi: COVID-19: une étude se penche sur l’impact du confinement chez les aînés

Puisque certains élèves sont retournés à l’école à la mi-mai et que d’autres non, les résultats aideront à comprendre l’impact du confinement sur les jeunes étudiants.

«On veut voir ce que [le confinement] a pu changer quant à leurs attitudes face à l’école», a expliqué Julie Leclerc, l’une des chercheures en charge de l’étude. Est-ce qu’il y a des élèves qui retirent des gains du fait de ne pas être allés à l’école?»

Elle a mentionné les enfants victimes d’intimidation parmi ceux qui pourraient avoir bénéficié d’une éducation à distance. Et puis, il y a ceux qui ont des troubles anxieux ou bien ceux qui ont peur de l’échec public. L’étude servira donc à identifier le type d’élèves qui profitent d’une éducation à distance.

En revanche, il est aussi possible que le confinement ait pu aggraver des situations déjà préoccupantes pour certains élèves.

«Plusieurs nouveaux facteurs influencent maintenant la santé psychosociale des étudiants, a ajouté Mme Leclerc. Est-ce que l’élève a un endroit calme pour faire ses devoirs dans le milieu familial? Est-ce qu’un adolescent qui s’est trouvé un emploi à l’épicerie lors de la pandémie aura envie de retourner à l’école en septembre?»

Julie Leclerc
PHOTO COURTOISIE
Julie Leclerc

Ceci dit, l’école représente un second milieu familial pour plusieurs jeunes Québécois. Ils y consacrent énormément de temps et s’y attachent très facilement. Il se peut donc que ne plus pouvoir voir leurs amis et leurs professeurs ait vraisemblablement perturbé leur mode de vie.

«On veut qu’ils se prononcent eux-mêmes sur la façon dont leur vie a été bouleversée», a expliqué la psychologue. C’est pourquoi les chercheures recommandent aux enfants de répondre au questionnaire sans leurs parents, dans l’objectif d’amasser leurs propres opinions.

«J’ai récemment entendu un étudiant me dire qu’il s’ennuyait d’aller à l’école, a ajouté Mme Leclerc. Est-ce un sentiment anecdotique ou généralisé? L’étude saura sûrement nous le dire.»

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé cette semaine que tous les élèves auront l’obligation de retourner à l’école en personne, en septembre prochain, sauf pour ceux qui «ont une condition médicale très particulière».

Or, le but de l’étude est de proposer «des pistes de solutions à donner au gouvernement pour la rentrée en septembre», a Julie Leclerc.

Des données préliminaires de l’étude devraient être disponibles vers la fin juillet. D’ici là, les jeunes élèves québécois peuvent participer à l’étude en ligne à l’adresse web suivante:

https://grandirpendantlapandemie.ca

L’étude est menée par Mme Leclerc en collaboration avec Geneviève Gariépy, épidémiologiste et professeure sous octroi adjointe à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, et Dre Marie-France Marin, professeure au département de psychologie de l’UQAM, pour le CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.