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De remarquables captures

Campeau
Photo courtoisie Justin Turcotte et Rachel Forget ont eu beaucoup de plaisir à déjouer ces belles grosses ogresses de la Seigneurie du Triton, dimanche dernier et lundi.

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Lorsqu’on se rend chez un pourvoyeur, on espère évidemment déjouer de beaux spécimens et se la couler douce.

En début de semaine, je suis allé du côté de la Haute-Mauricie, à la Seigneurie du Triton, pour un court séjour de deux nuitées.

Étonnant

Dès notre arrivée, le premier soir, nous avons rencontré un heureux manieur de canne qui venait d’attraper deux truites mouchetées qui faisaient osciller la balance à 1,6 kg (3,5 lb). Nul besoin de vous indiquer à quel point cela peut être inspirant pour tous les invités.

Le lendemain matin, au lac Espérance, une de mes partenaires, Rachel Forget, croise le fer avec un poisson de 1,7 kg (3,6 lb). À quatre pêcheurs, si nous avions opté pour les techniques traditionnelles avec cuillère et ver de terre, nous aurions pu faire réagir plusieurs ombles mesurant en moyenne de 20 à 30 cm. Nous préférions toutefois nous concentrer sur les trophées du Triton en utilisant des devons, des streamers, des petites dandinettes et des offrandes métalliques avec trépied. Même si les conditions sont devenues plus difficiles en fin de journée, lorsque le soleil nous bombardait de tous ses rayons, deux passionnés ont eux aussi accédé au club sélect de cette pourvoirie en franchissant le cap des trois livres.

Mardi matin, même si la pêche était ardue, quatre autres amateurs ont capturé des ogresses de belle taille. Imaginez, en moins de 60 heures sur le site, j’ai vu neuf ombles de fontaine de plus de 1,35 kg dont une de 1,9 kg (4,4 lb)!

Gestion prolifique

Pour réussir à offrir une telle qualité de pêche, les dirigeants de cette entreprise familiale n’exploitent que 12 des 22 lacs de leur territoire de 50 km² situé au sein d’une immense réserve de biodiversité. Les nappes d’eau qui ne sont pas pêchées ont une grande utilité, soit de servir de pouponnières.

« Notre secret n’a rien de sorcier. Nous perpétuons la même génétique depuis la création du club en 1896. Notre technicienne de la faune veille à la bonne santé des lacs en procédant à de nombreux tests physicochimiques », expliquait le vice-président, Nicolas Bernard. « Nous surveillons étroitement les frayères, prélevons nos géniteurs et enrichissons nos plans d’eau avec des œufs, des alevins et des truitelles qui proviennent de notre propre territoire », précisait-il.

La lignée du Triton produit de gros spécimens comme j’ai pu le constater lors de ma visite. Le record des dernières années pesait 3,2 kg (7 lb). 

L’après-confinement

Comme pour l’ensemble des autres aubergistes de la forêt, le début de la saison n’a pas été facile. Cette pause forcée leur a toutefois donné l’opportunité de se réinventer et de mettre en place une foule de mesures sanitaires comme des écrans protecteurs, des stations pour désinfecter les bagages et les divers équipements, des affiches informatives de toutes sortes, etc. 

Chic et rustique

Ce qui est fort impressionnant de cet endroit, qui fêtera bientôt son 125e anniversaire d’existence, c’est le décor d’antan qu’on a conservé dans tous les bâtiments. Il est unique et intemporel. On a littéralement l’impression de débarquer au 20e siècle tout en profitant des facilités que nous propose l’ère moderne.

Cet ancien club privé a été bâti pour recevoir les sportifs bien nantis de l’époque. Dans le lodge principal, on retrouve 14 chambres et il y en a 29 autres au total dans les pavillons Faunique et Batiscan. Si vous préférez vous isoler, sachez qu’il y a cinq chalets à proximité.  

« Le nom seigneurie fait malheureusement peur à certains qui croient à tort que l’endroit n’est réservé qu’à une clientèle sélecte. Nous offrons pourtant plusieurs forfaits sur mesure qui répondent à la plupart des budgets », expliquait la copropriétaire, Annie Tremblay. 

Si vous êtes amateurs de gastronomie, retenez que les chefs proposent de nombreux plats mettant en vedette les produits du terroir. Vous pouvez aussi demander qu’on vous serve vos mouchetées en tartare, fumées ou grillées. 

Voyager chez nous

La route à parcourir est plaisante puisqu’on longe la rivière Saint-Maurice et ses superbes paysages. On continue ensuite sur la 155 Nord jusqu’à la municipalité de Lac Édouard, localisée à une soixantaine de kilomètres de La Tuque. Il n’y a que 10 km de chemins forestiers parfaitement carrossables à parcourir pour finalement prendre place dans un immense ponton qui vous amène jusqu’à cet éden où vous pouvez déconnecter de la civilisation moderne.

Si vous voulez vraiment vous dépayser et ajouter une touche d’exotisme, il peut être fort amusant de vous rendre à la gare Centrale de Montréal et de faire la balade en train jusqu’à destination. 

Sur place, outre la pêche et la chasse à la gélinotte et au tétras l’automne, vous pouvez profiter des beautés de mère Nature et participer à des randonnées guidées ou libres, naviguer en kayak, en canot ou en planche à pagaie, etc. Il y a même le Wifi pour ceux qui ont de la difficulté à décrocher.

Pour en savoir plus, composez le 877-393-0557 ou visitez le site www.seigneuriedutriton.com