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Cyclisme
Photo courtoisie, Surly Le vélo de cyclotourisme Disc Trucker de Surly Photo courtoisie Surly

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Visiter le Québec à vélo cet été... Pourquoi pas ! Un vélo solide, facile à réparer en cas de pépin, ergonomique et prêt à affronter différentes conditions routières sera votre meilleur allié dans cette aventure, qu’est le cyclotourisme.

1. Un cadre solide

Un bon vélo de cyclotourisme doit être fiable, car en plus du poids du cycliste, il doit supporter celui des bagages sur de longues distances et affronter des conditions souvent plus difficiles qu’en ville, soutient Julien Roy, propriétaire de Les Vélos Roy-O. De plus, les propriétaires de tels vélos les gardent généralement très longtemps.

Les cadres en chromoly sont davantage privilégiés lors des voyages de cyclotourisme. Il s’agit d’un alliage d’acier de qualité supérieure (chrome et molybdène) qui permet de créer des « tubes plus minces tout en restants solides », explique M. Roy. Leur résistance aux chocs et leur durée de vie prolongée s’avèrent des atouts. De plus, le chromoly est facile à ressouder en cas de bris.

2. Un maximum de confort

Des roues de vélo de route, mais un peu plus larges, assurent stabilité et confort au fil des kilomètres parcourus. M. Roy recommande des pneus d’au moins 1,5 pouce (environ 35 mm) de largeur pour des sorties sur des surfaces dures, puis de
2 pouces (environ 50 mm) de largeur, si le voyage prévoit l’emprunt de chemins variés le long desquels les vibrations seront absorbées par le cadre en chromoly.

La géométrie des vélos est également pensée pour le cyclotourisme, offrant habituellement une position plus relevée que les vélos de course. En vue d’un voyage sur deux roues, une séance de positionnement devrait préconiser le confort plutôt que la performance, souligne M. Roy.

Alexandre Laporte, d’Écho Sports, rappelle également qu’il est « important de changer fréquemment de positions » lors de longues distances, afin de diminuer les inconforts. Le guidon courbé ou celui de type papillon permettent de varier les prises et de placer son corps différemment.

3. Transmission, vitesses et freins

En ce qui a trait aux vitesses et à la transmission, le vélo de cyclotourisme favorise une grande amplitude entre le ratio le plus facile et le plus difficile, de façon à faciliter la montée des côtes aisément avec des bagages. M. Roy privilégie une transmission de vélo de montagne, avec une cassette dont le nombre de pignons est d’environ 8-9. Ainsi, la chaîne s’use moins vite, elle est plus facile à ajuster, puis les pièces de remplacement se trouvent facilement. C’est pour ces mêmes raisons qu’il préfère les freins à disque mécanique, qui n’usent pas les jantes.

4. Rouler avec des bagages

Le vélo de cyclotourisme est « fait pour transporter beaucoup de bagages, il facilite l’installation de supports de vélo à l’avant et à l’arrière », indique M. Laporte, et ce, sans compromettre la stabilité du vélo et le confort du cycliste. À ces supports peuvent s’ajouter des sacs et sacoches qui doivent être « imperméables et étanches », conseille M. Roy. Une remorque pourrait aussi être installée, augmentant toutefois le poids du vélo.

5. Accessoires utiles

En plus des portes bidon, dont la quantité devrait être déterminée « en fonction de la distance entre les points d’eau », explique M. Roy, il suggère la présence de garde-boue complets, protégeant le cycliste, les bagages et le vélo de la saleté. Un moyen de s’orienter (carte, GPS, téléphone, etc.), une trousse de réparation et un phare pour circuler le soir s’avèrent aussi bien utiles.