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Le virus des fausses nouvelles: un défi pour les scientifiques

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Photo d'archives, Agence QMI Le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, estime que les scientifiques et chercheurs doivent rendre la science moins lourde et difficile afin d’éviter la propagation de fausses nouvelles.

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La communauté scientifique a la responsabilité de mieux partager son travail afin d’éviter la propagation de fausses nouvelles, estime le scientifique en chef du Québec.

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Rémi Quirion constate comme bien d’autres l’avalanche de fausses nouvelles et de théories du complot qui s’est abattue dans la sphère publique depuis le début de la pandémie.

Mais cette réalité existait bien avant la COVID-19, rappelle-t-il, d’où l’importance pour les experts de mieux vulgariser leurs travaux auprès de la population.

« C’est un défi pour nous, les scientifiques, les chercheurs, de rendre la science plus le fun. Que ce ne soit pas lourd et difficile », avance M. Quirion.

Le scientifique en chef prône une approche moins rigide, moins rébarbative et plus ludique.

« C’est de trouver une façon d’élargir tout ça, d’aller au-delà des publications scientifiques dans des journaux très pointus », illustre-t-il.

Les réseaux sociaux

Communicateur scientifique pour l’Organisation pour la science et la société de l’Université McGill, Jonathan Jarry estime que les scientifiques, médecins et autres experts doivent être plus présents sur les réseaux sociaux. Pour autant qu’ils soient de bons communicateurs.

« Ça prend des gens qui sont bien formés pour véhiculer de la bonne information. Parce qu’on n’a pas besoin de présentations plates de 45 minutes mal filmées avec un son qui griche », expose-t-il.

Surtout que le combat contre la désinformation ne se fait pas à armes égales.

« La mésinformation est beaucoup plus séduisante : elle nous effraie, nous rend anxieux, donc ça se propage beaucoup mieux », dit-il.

Alors que de rectifier les fausses nouvelles qui circulent représente une tâche beaucoup plus ardue.

« En science, on est souvent en mode réaction : la mésinformation sort, on doit réagir et corriger le tir. Le problème, c’est que la correction ne rejoindra jamais autant de gens que la fausse nouvelle elle-même », résume M. Jarry.

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