/news/coronavirus
Navigation

Traiter la COVID-19 par radiations

Intensiviste
Photo courtoisie Le président de la Société des intensivistes du Québec, Germain Poirier

Coup d'oeil sur cet article

Le président de la Société des intensivistes du Québec gardera un œil sur les résultats de deux études américaines qui évaluent l’impact de petites doses de radiations sur le traitement de la COVID-19.

L’idée a fait sourire Germain Poirier sur le coup, car il s’agit d’une hypothèse qui avait fait son bout de chemin dans les années 1930 et 1940. 

Les faibles doses de radiations avaient toutefois eu des résultats peu satisfaisants sur les pneumonies, et avaient été abandonnées.

« Est-ce que de reprendre ça, c’est une bonne idée ? Je pense qu’on ne le sait pas. La science a évolué depuis les années 1940. On est meilleur avec la radiothérapie, mais encore là, on fait face à une maladie qu’on connaît plus ou moins », explique-t-il.

Éviter les respirateurs

Deux études cliniques sont en cours en Ohio, aux États-Unis, et visent concrètement à déterminer s’il est possible de réduire l’inflammation pulmonaire associée à la COVID-19 avec de faibles doses de radiations.

Advenant des résultats positifs, cela pourrait éviter que des patients doivent être branchés à des respirateurs.

Rigueur

Le Dr Poirier n’avait pas consulté le protocole de recherche lorsqu’il a été contacté par Le Journal, mais il souhaite que l’étude soit traitée avec le sérieux qu’elle mérite.

« Ce qu’on a tendance à faire, avec la COVID, c’est de faire des études et accélérer le processus, et mettre de côté, un peu, la rigueur scientifique qu’on a acquise depuis des dizaines d’années », précise-t-il.

Toujours est-il qu’il est bien curieux de voir où vont en venir ces recherches.

« Si c’est une étude positive, tant mieux. C’est une étude négative, tant mieux aussi, parce qu’on saura que ce n’est peut-être pas à utiliser at large », conclut-il.