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Des rues pour les piétons plus longtemps

Des commerçants demandent à la Ville de restreindre davantage la circulation pour attirer les clients en terrasse

Jean-François Barré est au nombre des commerçants du Vieux-Québec qui
demandent que la rue Saint-Jean soit piétonne de 11 h à 23 h les jours de semaine.
Photo Annie T. Roussel Jean-François Barré est au nombre des commerçants du Vieux-Québec qui demandent que la rue Saint-Jean soit piétonne de 11 h à 23 h les jours de semaine.

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Les commerçants de la rue Saint-Jean, dans son segment du Vieux-Québec, font pression auprès de la Ville pour que leur artère soit réservée exclusivement aux piétons les midis et les après-midis en semaine.

Déjà, ce tronçon est transformé en voie piétonnière les week-ends et les soirs de semaine. Sauf que les commerçants en veulent davantage, voyant là une façon d’étendre leur offre de terrasse et, ainsi, d’atténuer les dommages entraînés par la crise de la Covid-19.

« Avec la pandémie, c’est dehors que les gens veulent être. [...] C’est dehors que ça se passe », lance le directeur du Pub Saint-Alexandre, Jean-François Barré.

« On veut le faire aussi pour nous permettre de renflouer nos coffres pour la petite saison estivale qu’on a, pour faire face à nos obligations financières, dont nos taxes municipales », ajoute le gestionnaire.

Large majorité

Les membres de la SDC du Vieux-Québec seraient nombreux à partager cet avis : un sondage mené par le regroupement aurait relevé que 80 % des membres sont en faveur d’un tel changement, fait valoir son directeur général Jacques-André Pérusse.

La Ville de Québec, qui a annoncé la piétonnisation ponctuelle de l’artère à la mi-mai, ne partagerait toutefois pas cet enthousiasme. La demande de la SDC du Vieux-Québec aurait essuyé une rebuffade longue « d’une ligne » où un représentant de la Ville jugeait « que c’était impensable et que le RTC ne veut pas », relate M. Pérusse.

« Même des commerçants qui ne sont pas dans la section fermée sont en faveur. Pour moi, c’est la démocratie. La preuve est là », clame-t-il.

pas seuls

D’autres SDC de Québec auraient emboîté le pas pour formuler une demande similaire pour leur artère, selon le meneur du regroupement du Vieux-Québec.

« La balle est dans le camp de la Ville », laisse tomber Jacques-André Pérusse, assurant que les pourparlers se poursuivront cette semaine.

Si l’expérience venait à aller de l’avant, elle pourrait servir de laboratoire pour que la Ville étende l’offre de rue piétonne à l’année, croit M. Pérusse. « Ça pourrait aller plus loin que ça et je suis le premier à le vouloir », glisse-t-il.