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Fuir par amour

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Photo courtoisie L’America
Michel Moutot, aux Éditions du Seuil, 432 pages

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Avec ce troisième roman, qui montre à quel point le destin peut parfois être ingrat, le journaliste et écrivain français Michel Moutot risque de faire battre bien des cœurs.

Au cours des siècles passés, il n’a pas toujours été facile d’aimer. Sans avoir à remonter jusqu’aux amours tragiques d’Héloïse et d’Abélard, Michel Moutot nous en donne d’ailleurs un excellent exemple.

Après nous avoir permis de découvrir le dangereux monde des bâtisseurs de gratte-ciel (avec Ciel d’acier) ou nous avoir offert une folle odyssée pour aller faire fortune en Californie (avec Séquoias), Michel Moutot a en effet eu envie de nous entraîner en Sicile au tout début du XXe siècle. Où on ne tardera pas à faire la connaissance d’Ana Fontarossa, la fille du plus important fontaniero de la ville de Trapani. Contrôlant la distribution des réserves d’eau et réclamant en retour jusqu’à 30 % des récoltes, le sieur Fontarossa est également l’un des hommes les plus puissants de tout l’ouest de la Sicile. Un « détail » auquel Vittorio Bevilacqua aurait dû songer avant de tomber éperdument amoureux de la jolie Ana...

Sauve qui peut

N’étant qu’un simple pêcheur vivant à Marettimo, l’île la moins riche des Égades, Vittorio n’avait dès le départ aucune chance de plaire au père d’Ana. Du coup, lorsque ce dernier apprendra que pareil pouilleux a osé poser les mains sur sa fille chérie, la sanction ne tardera pas à tomber : Vittorio doit être abattu, et vite. 

Mais ce qui aurait dû arriver n’arrivera pas, puisque Vittorio échappera de justesse aux griffes de son tueur. Une bonne nouvelle ? Pas tant que ça, car il devra aussitôt se débrouiller pour fuir en Amérique sans rien, pas même sa tendre Ana.  

Un beau roman impossible à lâcher.

Frissons garantis  

L’épidémie

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Courtoisie

L’épidémie dont il est ici question n’a absolument rien à voir avec la COVID-19. Une chance, car cela nous aurait probablement enlevé toute envie de lire ce roman, le premier de la Suédoise Åsa Ericsdotter à avoir été traduit en français. Mais si l’histoire qu’il raconte est totalement dépourvue de coronavirus, elle n’en est pas moins terrible pour autant. Jugez par vous-même.

Élu à la tête de la Suède depuis presque quatre ans, le premier ministre Johan Svärg a en effet décidé d’éliminer de son pays tout ce qui rime avec obésité. Et afin d’y arriver, il a mis en place un programme qu’Hitler lui-même aurait facilement pu concevoir : conversion des églises en salles de gym, obligation de faire du sport, classes « spéciales » réservées aux enfants en surpoids, subvention des chirurgies bariatriques et en tout temps, propagande hyper-grossophobe. 

Alors qu’il est à un cheveu de perdre son emploi de chercheur universitaire (interdiction d’exercer un métier dans le secteur public si on a un indice de masse grasse et musculaire supérieur à 42), Landon Thomson-Jaeger réalisera ainsi peu à peu que Johan Svärg et son Parti de la santé pourraient très bientôt aller encore plus loin.   

Une dystopie aux rebondissements horrifiants qui, sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, vaut largement le détour. 

À LIRE AUSSI CETTE SEMAINE  

Augustus

John Williams, aux Éditions Tête première, 384 pages
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John Williams, aux Éditions Tête première, 384 pages

En 1973, c’est le roman qui a été couronné par le prestigieux National Book Award. Autrement dit, il a donc fallu attendre près de 50 ans pour pouvoir enfin en lire la traduction. Mais mieux vaut tard que jamais, car l’histoire est plus qu’intéressante : lorsque son grand-oncle Jules César sera assassiné, le jeune Octave devra apprendre coûte que coûte à diriger l’Empire romain. Ce qui, évidemment, ne se fera pas sans alliances et sans meurtres.


Mon père

Grégoire Delacourt, aux Éditions Le livre de poche, 200 pages
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Grégoire Delacourt, aux Éditions Le livre de poche, 200 pages

Comme bien des gamins de son âge, Benjamin a été passer quelques jours de vacances dans une colonie. Mais quand il repartira de là, il ne sera plus vraiment comme avant. À cause d’un prêtre qui, selon toute vraisemblance, se serait comporté envers lui de manière fort peu catholique. Une histoire terrible que l’écrivain Grégoire Delacourt tenait à raconter depuis longtemps.


Plantes vertes

Mélanie Grégoire, aux Éditions de l’Homme, 256 pages
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Mélanie Grégoire, aux Éditions de l’Homme, 256 pages

Tout le monde n’ayant pas la chance d’avoir une cour ou un petit coin de jardin, ce livre propose une excellente alternative : remplir sa maison de plantes. Et tout le monde n’ayant pas forcément le pouce vert, il explique aussi comment s’y prendre pour faire pousser à peu près n’importe quoi : fougères, cactus, plantes grasses, plantes à fleurs, etc. Un outil dont on ne peut déjà plus se passer.  


Le grand livre Marabout de la cuisine green

Collectif, aux Éditions Marabout, 480 pages
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Collectif, aux Éditions Marabout, 480 pages

Après les plantes vertes, la cuisine green ! Au menu ? Une très grande variété de jus toniques et de smoothies (mangue-amande, orange-fruits rouges, banane-papaye, etc.), toutes sortes de déjeuners santé (muesli maison, muffins coco-vanille, etc.) et plein de plats végés ou avec viande qui mettent réellement l’eau à la bouche (falafels de chou-fleur, tarte tomate et chèvre, burger de dinde à la salade verte, etc.). Un coup de cœur.