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Un jury rend le premier verdict en pandémie

Les accusés sont coupables d’homicide involontaire

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Après deux jours de délibération en respectant la distanciation physique, le premier procès devant jury au Canada à reprendre en pleine pandémie s’est soldé dimanche par un verdict de culpabilité d’homicide involontaire, pour le meurtre d’un trafiquant de drogue en 2017.

« On salue le travail du jury, qui est revenu après trois mois d’absence en raison de la pandémie [...] Ils ont fait preuve de courage et de détermination en revenant en salle de cour, même avec des mesures et des précautions plus accrues », a tenu à souligner Me Matthew Ferguson, le procureur de la couronne sur le dossier. 

Pour assurer la distanciation physique, la suite des procédures s’est tenue dans une grande salle habituellement utilisée pour les mégaprocès au centre judiciaire Gouin, à Montréal.

Ducakis François, 26 ans, et Willy St-Jean, 33 ans, faisaient face à des accusations de meurtre non prémédité à la suite de la mort de Valery Belange, un trafiquant de drogue abattu le 29 août 2017 devant chez lui, à Montréal-Nord. 

Les deux accusés ont plutôt été trouvés coupables dimanche d’homicide involontaire par le jury.

Vu l’implication d’une arme à feu, la peine minimale est fixée à quatre ans de détention, et peut se rendre jusqu’à la prison à vie.

Peu de traces

 Bien qu’il aurait souhaité un verdict de meurtre au deuxième degré, le procureur de la Couronne s’est dit satisfait de la décision du jury.

« Ça a été une enquête longue et compliquée, et la décision du jury confirme que les policiers ont traduit en justice les individus responsables de l’assassinat de Valery Belange », a-t-il expliqué, en ajoutant que l’enquête avait été particulièrement ardue, puisque les deux hommes ont laissé très peu de traces sur les lieux avant de prendre la fuite. 

En effet, les policiers ont été en mesure de les retracer grâce à une empreinte sur un véhicule et de l’ADN sur une casquette abandonnée sur les lieux. 

« Ça a été une longue enquête, mais ça n’aurait pas été résolu si ça n’avait pas été du travail des policiers », conclut Me Ferguson.

Les représentations sur sentence sont prévues pour le 27 juillet prochain.