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Une distraction pourrait être en cause

La collision de motomarines lors de laquelle trois membres d’une famille sont morts ébranle à Nicolet

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Photo Agence QMI, Jean-Simon Hubert Des ambulanciers et des pompiers sont intervenus rapidement pour venir en aide aux cinq personnes impliquées dans la collision.

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NICOLET  |  Une distraction d’une fraction de seconde pourrait être à l’origine du drame qui a coûté la vie à un couple et à un enfant de 4 ans, samedi, lors d’une collision entre motomarines au Centre-du-Québec.

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L’ambiance était lourde, dimanche matin, au Club nautique de la Batture de Nicolet, tout près de l’endroit où la jeune famille a été fauchée samedi après-midi. 

Alexandre Gauthier, 34 ans, Édith Gélinas, 32 ans, et Mavrick leur fils de 4 ans n’ont eu aucune chance quand une motomarine les a percutés par-derrière et a grimpé sur leur embarcation.

Les victimes Alexandre Gauthier avec son fils Mavrick âgé de 4 ans.
Photo Facebook
Les victimes Alexandre Gauthier avec son fils Mavrick âgé de 4 ans.

« C’est une journée très triste pour la communauté. En plus que ça arrive à la fête des Pères », laisse tomber la mairesse de la municipalité, Geneviève Dubois.

Édith Gélinas<br>
<i>Victime</i>
Photo Facebook
Édith Gélinas
Victime

Selon des plaisanciers qui étaient sur les lieux lors du drame, la petite famille a ralenti lorsqu’elle est arrivée à côté d’une bouée qui affiche un maximum de 5 km/h, tout près de la marina. 

Cela aurait eu comme effet de faire légèrement caler l’arrière du véhicule dans l’eau.

Sauf qu’un ami du père, qui les suivait sur une deuxième motomarine avec une fille de 8 ans, aurait eu une distraction et n’aurait pas réussi à les éviter. 

Son engin aurait carrément passé par-dessus, arrachant le guidon au passage.

Avoir les bons réflexes

Il peut arriver que les gens n’aient pas toujours les bons réflexes en motomarine, selon le capitaine des quais du Club nautique de la Batture, Claude Pepin. C’est qu’il n’y a pas de freins comme sur une motoneige ou une motocyclette,

 « Il faut absolument donner du gaz pour tourner. La plupart des gens essaient de freiner, mais ça freine pas », explique-t-il.

La motomarine sur laquelle naviguait la famille.
Photo Agence QMI, Jean-Simon Hubert
La motomarine sur laquelle naviguait la famille.

Sous le choc

Ce dernier était sur place, samedi, quand le drame s’est produit, mais il n’a pas vu la collision. 

Il a entendu un bruit, s’est tourné la tête, et a vu les victimes dans l’eau.

Des plaisanciers à bord de pontons se sont tout de suite précipités à leur rescousse, sans succès.

« Tout le monde est sous le choc », souligne-t-il, estimant qu’il s’agit d’un bête accident.

Cela fait d’ailleurs partie des hypothèses vérifiées par la Sûreté du Québec, qui mène une enquête et collabore avec le coroner pour établir les circonstances exactes du drame.

« Tout le monde a fait tout ce qu’il pouvait », affirme le directeur du Service des pompiers de Nicolet, Martin Provencher.

Une dame s’est impliquée

Sur le bord des larmes, il félicite notamment une femme qui a fait un massage cardiaque de longues minutes sur une victime adulte. Près de 45 minutes, évalue-t-il, encore chamboulé.

M. Provencher a par ailleurs rappelé dimanche tous les pompiers qui ont pris part à l’intervention, pour s’assurer de leur état et les informer du programme d’aide aux employés.

« On ne s’habituera jamais à ces interventions-là. Surtout qu’il y a un enfant d’impliqué. Émotivement, c’est pas facile pour personne », conclut-il.

Les proches des victimes ont indiqué dimanche qu’ils désirent vivre leur deuil dans l’intimité.