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Aéroport de Québec: masque obligatoire et visiteurs interdits

L'aéroport de Québec
Photo d'archives, Agence QMI L'aéroport de Québec

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En raison des impacts de la pandémie, l’aéroport de Québec ne prévoit pas un retour à la normale en ce qui concerne l’achalandage «avant 2023 ou 2024». La direction s’attend d’ailleurs déjà à enregistrer un déficit pour 2020 et dès le 1er juillet, les visiteurs accompagnant des voyageurs n’auront plus accès aux installations et le port du masque sera obligatoire.

Lundi, la direction de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB) a dressé son bilan pour la dernière année. Elle a aussi fait le point sur sa trésorerie, après avoir vu son trafic aérien plonger de 98% et ses revenus de 90%. Le trou financier pour mars, avril et mai s’élève à 10,7 millions $.

Les pertes seront de «plusieurs dizaines de millions de dollars» pour cette année, a prévenu en vidéoconférence le président et chef de la direction, Stéphane Poirier, qui espère recevoir au moins 600 000 passagers en 2020 «sous réserve de la réouverture des frontières».

L’an dernier, 1 789 005 personnes ont transité par YQB. Il s’agit d’une mince augmentation de 0,8% par rapport à la cuvée précédente. Quant aux surplus financiers dégagés, ils ont chuté de 11,1 millions $ à 5,4 millions $, en raison notamment du paiement des factures pour la nouvelle aérogare.

La direction n’a pas été en mesure de dire, lundi, si elle prévoyait des déficits sur plusieurs années. Rappelons que le transporteur Air Transat a récemment annoncé qu’il mettait sur pause plusieurs vols à Québec et Sunwing n’a toujours pas d’échéancier pour la reprise de ses activités. 

Différentes mesures

L’administration de l’aéroport dit avoir pris différentes mesures, au cours des derniers mois, pour réduire ses coûts d’exploitation. Une quarantaine de travailleurs ont été mis à pied. Ils ne sont pas encore de retour au boulot. La haute direction a aussi accepté une baisse de salaire de 20%.

«Nous sommes passés de 3000 à 5000 passagers par jour à 5 ou 20 au début de la crise. Là, nous en avons entre 50 et 100», avance M. Poirier. «La chose qui nous préoccupe le plus est de diminuer nos coûts d’opération», poursuit celui qui estime que cette crise mondiale «va changer à tout jamais» son industrie et l’expérience des passagers.

Afin d’assurer la santé financière de l’aéroport, M. Poirier n’a pas voulu dire si son organisation prévoyait augmenter ou non les frais aéroportuaires facturés aux compagnies aériennes ou les frais d’amélioration aéroportuaire payés par chaque passager lors de l’achat d’un billet d’avion. 

Le président, qui cherche à diversifier les sources de revenus de l’établissement depuis un an, a répondu que tous les scénarios sont sur la table ou presque. Pour le moment, il écarte l’idée de demander un soutien financier à Ottawa.

Plan de sécurité

Pour les passagers, l’aéroport prévoit prochainement dévoiler un nouveau plan comprenant plusieurs mesures de sécurité, notamment l’obligation de porter un masque. L’accès à l’aéroport sera aussi limité.

«On veut protéger les employés et les passagers», avance M. Poirier. «On peut penser que la prise de température va faire partie de notre futur. (...) C’est toutefois à Santé Canada de dicter les règles du jeu», conclut-il.

Par ailleurs, l’aéroport espère toujours aménager un centre de prédédouanement américain, mais en raison des impacts de la pandémie, ce projet sera repoussé dans le temps.

L'aéroport de Québec et les impacts de la COVID-19    

  • Entre 50 et 100 passagers par jour, actuellement. 
  • Vers un déficit de plusieurs dizaines de millions $ pour 2020.  
  • Baisse des revenus de 90%.  
  • Une quarantaine de travailleurs mis à pied temporairement.    

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