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Couche-Tard veut inclure la livraison d’alcool dans le plan de relance

La chaîne de dépanneurs tente pour la 2e fois d’obtenir l’autorisation de Québec

Couche Tard
Photo d’archives, Chantal Poirier Alimentation Couche-Tard souhaite depuis quelques années un changement législatif en ce qui a trait à la livraison d’alcool. Cette fois, la multinationale mise sur le projet de loi numéro 61 visant la relance de l’économie du Québec pour arriver à ses fins.

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Alimentation Couche-Tard revient à la charge afin de pouvoir livrer aux consommateurs des produits alcoolisés à domicile. La société souhaite faire appel à une compagnie externe pour assurer ce service.

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Dans un mandat au Registre des lobbyistes daté du 8 juin, Couche-Tard demande au gouvernement « de permettre la livraison de produits alcoolisés, par des tierces parties, vendus par des dépanneurs lorsque d’autres produits sont également vendus et livrés par la même occasion ».

La chaîne québécoise, qui fait affaire avec l’agence TACT Intelligence-Conseil, mentionne que ces démarches s’inscrivent dans le cadre du projet de loi n° 61 visant la relance de l’économie du Québec. Malgré le fait que ce chantier ait récemment été bloqué par les oppositions, la CAQ a déjà affirmé qu’elle tentera de nouveau de le faire approuver à l’automne.

Couche-Tard souhaite un changement législatif et demande à Québec de tenir compte de cet aspect dans son Plan d’action gouvernemental en matière d’allègement réglementaire et administratif 2020-2025.

Élargir l’offre

Actuellement, la loi dit que seuls les détaillants ou les restaurateurs ayant leur propre service de livraison peuvent livrer de l’alcool au domicile de leurs clients en même temps que d’autres produits.

« Il faut savoir que plusieurs États américains dans lesquels nous opérons des magasins permettent déjà la livraison d’alcool, vendu par des dépanneurs, par des tierces parties. De plus, ici même au Québec, deux de nos sociétés d’État, la SAQ et la SQDC, livrent déjà des produits contrôlés en utilisant des tierces parties, et ce, même sans livraison de nourriture », fait valoir dans un courriel la porte-parole Laurence Myre Leroux.

Couche-Tard a récemment indiqué avoir l’intention d’élargir son offre de livraison à plus de 620 magasins en Amérique du Nord. Ce service n’est pas disponible, pour le moment, au Québec.

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise lorgne ce marché. En 2017, j écrivait que la direction analysait déjà la possibilité de lancer un service de livraison pour la bière. Des études avaient même été réalisées. 

Pas la seule

La chaîne de dépanneurs n’est pas la seule organisation à demander au gouvernement un changement législatif. L’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec aimerait aussi que ses membres puissent livrer de l’alcool à domicile avec l’aide d’un groupe externe. 

« Si le gouvernement permet aux restaurants [comme c’était prévu dans le projet de loi n° 61] de livrer des boissons alcoolisées par un intermédiaire, pourquoi un propriétaire de dépanneur ne pourrait pas aussi le faire ? », demande le directeur général, Yves Servais.

Alimentation Couche-Tard  

  • 14 800 magasins à travers le monde 
  • 9800 en Amérique du Nord 
  • Année de fondation : 1980