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Coup fumant du Fonds FTQ

La valeur de ses investissements dans Repare Therapeutics a explosé

Repare Therapeutics
Capture d'écran WEB

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Le Fonds de solidarité FTQ vient de réaliser son deuxième coup de circuit en un peu plus d’un an dans le secteur des sciences de la vie. 

L’entreprise montréalaise Repare Therapeutics, spécialisée en oncologie, a connu une entrée spectaculaire sur le parquet du NASDAQ, vendredi, en atteignant instantanément une valeur de plus d’un milliard de dollars.

En 2017 et en 2019, le Fonds FTQ a déboursé près de 13 M$ pour acquérir environ 5 % de cette entreprise cofondée par Daniel Durocher, un chercheur torontois d’origine québécoise. Cette participation vaut aujourd’hui près de 77 M$.

« On est pas mal fiers de ce coup-là », a admis hier Didier Leconte, vice-président au Fonds FTQ. L’institution a profité de l’entrée au NASDAQ pour réinvestir 8,2 M$ dans Repare. Repare emploie une quarantaine de personnes à Montréal et une quinzaine à Boston. 

Échec cuisant pour Clementia

Le coup d’éclat de Repare fait suite à celui survenu l’an dernier lorsque le groupe français Ipsen a mis la main sur la pharma québécoise Clementia pour 1,3 milliard de dollars. Avec cette transaction, le Fonds FTQ a doublé l’investissement de 24 millions $ qu’il avait fait en 2017 dans Clementia.

Or, en février, Ipsen a dû radier les trois quarts de la valeur de Clementia après l’échec d’un essai clinique. 

La fondatrice de Clementia, Clarissa Desjardins, est l’épouse du PDG de Repare Therapeutics, Lloyd Segal. Et le chef de la direction financière de Repare, Steve Forte, a occupé la même fonction chez Clementia.

Même si le Fonds FTQ n’a pas perdu d’argent dans l’échec de Clementia, « ça fait toujours un pincement au cœur » quand une pharma ne parvient pas au stade de la commercialisation, a reconnu M. Leconte. Autre rappel du niveau de risque élevé du secteur biopharmaceutique : en mars, le titre de la firme montréalaise Milestone a dégringolé de 88 % après la publication de résultats négatifs. Un coup dur pour le Fonds FTQ, qui détient 11 % de l’entreprise.

« Plutôt que de partir en peur [...], on s’est dit qu’on allait continuer à appuyer l’entreprise en espérant qu’elle revienne », a indiqué Didier Leconte.