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Drôle de spectacle

Des humoristes ont joué dans une salle remplie au tiers à Longueuil cette semaine

Groupe Phaneuf Projet parallèle
Photo Raphaël Gendron-Martin La foule était bien distancée avant le début du spectacle.

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Oubliez les ciné-parcs et prestations virtuelles, lundi dernier, à Longueuil, se tenait un événement « historique » : le tout premier spectacle vivant de la pandémie dans une salle. Le Journal y était.

Quarante et une personnes, pas une de plus. C’est le nombre de spectateurs qui était permis pour la toute première représentation du Projet parallèle, à la salle Fenplast du Collège Charles-Lemoyne, à Longueuil.

Louis-José Houde n’a pas paru trop rouillé après une pause de 101 jours.
Photo courtoisie, André Beaupré
Louis-José Houde n’a pas paru trop rouillé après une pause de 101 jours.

La soirée d’humour organisée par le Groupe Phaneuf était le premier spectacle officiel autorisé par le gouvernement. L’entreprise avait mis en place toutes les mesures sanitaires requises (désinfectant pour les mains à l’entrée, marquage au sol, tables et chaises distancées).

L’ambiance était certes particulière dans cette charmante petite salle qui avait déjà accueilli jusqu’à 160 personnes pour un spectacle de Louis-José Houde. Lundi soir, l’humoriste était de retour sur les mêmes lieux, en compagnie de Sam Breton, Jo Cormier et Michelle Desrochers. 

« Moi, c’est 101 jours sans spectacles, 101 jours sans revenus. Merci d’être là ! a lancé un Houde en grande forme à son arrivée sur scène. Le billet est 28 piastres, vous êtes 34 dans la salle, on est quatre sur le stage, j’vais m’acheter un popsicle ! »

Sam Breton a fait des blagues pour 41 spectateurs.
Photo Raphaël Gendron-Martin
Sam Breton a fait des blagues pour 41 spectateurs.

Couche de rouille

Dès que les lumières de la salle se sont éteintes, on a presque oublié qu’elle n’était remplie qu’au tiers. Les rires étaient forts et sincères. Après tout, les spectateurs attendaient cette soirée depuis la mi-mars. En fait, il n’y a que les silences qui étaient plus prononcés qu’à la normale.

En l’espace de 60 minutes, on a pu temporairement oublier la pandémie et se croire presque dans une soirée d’humour comme on avait l’habitude de voir avant la crise. Ça faisait du bien de rire de blagues livrées devant nous et non via un ordinateur.

Mercredi, Sam Breton a mentionné au Journal avoir eu « une première couche de rouille » à enlever lors de la représentation de 19 h, lundi. Mais dès son retour sur scène, à 21 h, il avait repris ses aises d’antan.

« Dans l’ensemble, c’était super agréable, a mentionné le producteur Benjamin Phaneuf. Appliquer les règles sanitaires, ce n’est pas si complexe. »


Le Projet parallèle sera présenté dans les prochains jours à Longueuil et au Cabaret Lion d’Or, à Montréal. Pour les infos : facebook.com/ProjetParalleleSoireeHumour