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Frank And Oak à l’abri de ses créanciers

Frank And Oak à l’abri de ses créanciers
Photo d'archives, AFP

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Le détaillant montréalais Frank And Oak, qui s’est forgé une réputation à partir du commerce en ligne, se place à l’abri de ses créanciers. 

Le 22 juin dernier, l’entreprise québécoise Modasuite, qui est la compagnie légale de l’enseigne Frank And Oak, s’est mise sous la Loi sur la faillite et l’insolvabilité avec l’intention de faire une proposition à ses créanciers. Ses dettes s’élèvent à 19 millions $. Le dossier est piloté par le syndic KPMG.

Selon le Registre des entreprises, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), via sa filiale CDP Investissements, est le premier actionnaire de la compagnie de plus de 300 travailleurs et Investissement Québec (IQ) est le troisième. 

En 2014, IQ avait injecté 2 millions $ US en capital-actions dans le détaillant. Cet investissement s’inscrivait dans une ronde de financement de 15 millions $ US du groupe. Plusieurs fonds et organisations comme Rho Canada Ventures, Real Venture, Lightbank, Goodwater Capital et Greenoaks Capital avaient également délié les cordons de leur bourse. 

Dans une troisième ronde de financement réalisée en 2018 qui avait atteint 20 millions $ CAN, la CDPQ avait investi environ 7,5 millions $ CAN. La première ronde de financement en 2012 avait été de l’ordre de 5 millions $ US.

Plus de boutiques aux États-Unis

Fondée en 2012, Frank And Oak, qui vise comme clientèle principalement les hommes de 25 à 35 ans, a brassé exclusivement des affaires sur le web durant sa première année d’activité. En 2013, l’entreprise avait ouvert une première salle d’exposition à Montréal. 

Frank And Oak compte des clients au Canada, mais aussi aux États-Unis, notamment à New York et en Californie. Le détaillant possède 20 boutiques, dont certaines avec un service de barbier. La compagnie n’a toutefois plus de points de vente chez nos voisins du Sud. L’enseigne offre également depuis 2016 des vêtements et des accessoires pour femmes.

L’associé chez KPMG responsable de ce dossier, Stéphane De Broux, a indiqué au Journal que le processus de restructuration est à un stade préliminaire. Il n’était pas en mesure de dire, jeudi, combien d’employés pourraient être remerciés et combien de magasins pourraient fermer.

En fin de journée, la direction de Frank And Oak a indiqué dans un courriel que la bannière avait été durement affectée par la pandémie. «En déposant cette procédure, la société entend restructurer ses activités et canaliser ses efforts sur le renforcement de ses opérations en croissance de commerce en ligne, qui ont toujours été au cœur de la marque depuis le début».