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La pêche à l’honneur au Musée de la civilisation

Ouvert depuis samedi, le Musée de la civilisation inaugure une nouvelle exposition

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S’il y a une seule histoire de pêche que vous devez croire cet été, c’est celle que raconte le Musée de la civilisation avec sa grande exposition estivale Histoires de pêche, inaugurée jeudi.

Avec les 3,6 millions de lacs et d’étangs éparpillés à la grandeur de la province, la pêche fait partie de l’identité québécoise. 

L’exposition, qui a été pensée bien avant la pandémie, ne pouvait toutefois mieux tomber avec le contexte actuel, a souligné le directeur général, Stéphan La Roche. 

« Cet été, on va rester entre nous, au Québec, et on n’aura pas beaucoup de touristes étrangers, a-t-il expliqué. C’est une exposition très identitaire, dans laquelle les Québécois vont particulièrement se reconnaître. »

De plus, le Musée de la civilisation possède la plus importante collection d’objets liés à la pêche au Québec, avec plus de 2000 artefacts. Dans l’exposition, 325 des 350 objets présentés dans la salle sont tirés de cette collection. 

C’est précisément l’histoire de la pêche sportive en eau douce au Québec qu’on y raconte, une pratique amenée par les Britanniques lors de la Conquête. Alors réservée à l’élite, on estime que le Québec compte aujourd’hui quelque 730 000 adeptes de la pêche de loisir. 

« On aurait pu parler de la pêche commerciale ou de subsistance, pratiquée par les colons français et bien sûr les Autochtones, mais ça aurait pris complètement une autre exposition pour le faire », a justifié la chargée de projet, Anouk Gingras. 

Un lac virtuel

La salle d’exposition est divisée en quatre thématiques, soit la pêche à la mouche, la pêche à la ligne, la pêche urbaine et la pêche blanche. Un éventail de cannes à pêche, dont certaines sont centenaires, des mouches, des coffres anciens, des filets et même des canots nous permettent d’en apprendre davantage sur l’évolution fascinante de la pêche et de ses outils. On fait aussi connaissance avec Richard Adams, légendaire guide de la rivière Matapédia. 

Mais en premier lieu, il faut passer par une salle où le visiteur marche sur un immense lac virtuel, une expérience immersive et interactive créée par la firme montréalaise Graphics eMotion. Entouré de toiles où est projeté un paysage typiquement québécois qui se transforme au gré des saisons, le lac plonge le visiteur en pleine nature. 

« On sent dans l’exposition une quiétude, une sérénité, une zénitude comme si on était en train de pêcher. Après trois mois de confinement, je pense qu’on a besoin de ça », a fait valoir Stéphan La Roche.

L’application du musée permet de créer sa propre expédition de pêche, et même de remettre son poisson dans le lac virtuel. Le parcours se termine avec un faux feu de camp où il est possible de visionner de fausses histoires de pêche, racontées par de vrais pêcheurs. Un clin d’œil humoristique à toutes les histoires de pêche romancées ou inventées !


♦ Histoires de pêche est présentée jusqu’au 6 septembre 2021.