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Saguenay: 10 ans de pénitencier pour un agresseur sexuel

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SAGUENAY – Le tribunal s'est montré sans pitié jeudi pour un homme reconnu coupable d'agression sexuelle causant des lésions dans le secteur Kénogami à Saguenay: Jérémy Perron, 27 ans, a écopé de 10 ans de pénitencier. 

«Toute la famille (de la victime) est satisfaite que justice soit rendue et de pouvoir passer à autre chose», a résumé la directrice des poursuites criminelles et pénales, Me Nicole Ouellet.

La victime, qui avait 17 ans lors des événements était absente lors du prononcé de la sentence, mais sa sœur aînée et son père y étaient.

En juillet 2018, Perron, cagoulé, s'est présenté au logement de la victime tard en soirée. Il lui a fait vivre un enfer de deux heures en la ligotant et lui voilant le visage pour l'agresser sexuellement. Il s'exprimait aussi en anglais afin d'éviter d'être reconnu.

La juge Sonia Rouleau a retenu le caractère prémédité du crime, les menaces utilisées et surtout les séquelles qu'elle qualifie d'indélébiles pour la victime. Depuis les événements, elle a du mal à demeurer seule et à faire confiance aux hommes.

La juge Rouleau a imposé une peine de 8 ans de pénitencier pour l'agression sexuelle causant lésions et 2 ans pour le port du déguisement pendant le crime.

«C'est une sentence qui tient compte des séquelles sur la victime et pas seulement des gestes posés sur elle, analyse Me Ouellet. Ce n'est pas seulement de dire qu'un attouchement aux seins ce n'est pas si grave...Un crime sexuel, c'est un crime avec violence.»

Perron, de Jonquière, n'avait aucun antécédent judiciaire. Sa mère, qui a assisté au prononcé de la sentence, était en colère. «Je suis outré par le système de justice, qui est injuste, a dit Nathalie Tremblay. Beaucoup de choses n'ont pas été prises en compte par la juge.»

Jérémie Perron avait fait valoir son innocence au procès disant qu'il éprouvait des problèmes de santé mentale et qu'il avait été lui-même victime d'une agression sexuelle dans sa jeunesse

L'avocat de la défense, Nicolas Gagnon, a déclaré que la sentence était sévère, considérant l'absence d'antécédents judiciaires de Perron. L'accusé a encaissé la sentence sans aucune réaction. Il est détenu depuis décembre 2018, ce qui lui laisse 7 ans et 8 mois à purger.