/news/transports
Navigation

Transport collectif: les 400 M$ de Québec insuffisants, estiment Labeaume et Blanchet

<b>Yves-François Blanchet</b><br />
Chef du Bloc
Photo Jean-François Desgagnés Yves-François Blanchet
Chef du Bloc

Coup d'oeil sur cet article

Les 400 millions $ annoncés pour le transport collectif par le gouvernement provincial ne sont pas suffisants pour atténuer les effets de la crise, estiment le maire de Québec et le chef du Bloc québécois.

• À lire aussi: Québec accorde 400 millions $ d’urgence pour le transport collectif

La semaine dernière, le gouvernement Legault a annoncé une aide d’urgence de 400 millions $ aux sociétés de transport de la province, pour pallier les effets de la crise de la COVID-19, qui a plombé les chiffres d’achalandage un peu partout. 

Appel au fédéral

La mesure est saluée, mais le maire Régis Labeaume l’estime tout de même insuffisante. « Il n’y en aura pas assez à 400 millions $. [...] La STM à Montréal en a besoin de plus que ça seulement pour ses propres déficits. Alors ce que j’ai compris, c’est que c’était temporaire. On va voir ce qui va se passer avec le gouvernement fédéral. »

Le maire attend avec impatience les modalités de répartition de la somme de 14 milliards $ qui a été attribuée par le gouvernement fédéral. « On va voir quelles proportions pourront venir dans les sociétés de transport. Parce que c’est ruinant. »

Les préoccupations du maire sont partagées par le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui était de passage dans la capitale nationale, jeudi. 

En marge d’une rencontre avec le maire à l’hôtel de ville de Québec, il a affirmé que les municipalités sont aux prises avec un important problème.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Enjeu « crucial »

« Les grands enjeux des grandes villes, c’est le transport collectif. Elles ont été obligées d’entretenir à coup de dizaines de millions de dollars un circuit qui est un service essentiel, sans les revenus qui vont avec. Ça, c’est crucial. »

Il enjoint au fédéral d’agir rapidement. « Quand on additionne les déficits des villes et qu’on fait le tour des grandes villes, ce n’est pas long que l’on constate que le trou est énorme. C’est vraisemblablement insuffisant. Il n’y en aura pas assez à 400 M$. »

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) plaide aussi dans le même sens. Elle a estimé les pertes liées au transport collectif à 670 millions $ pour les villes. L’UMQ presse le fédéral de s’entendre avec le Québec.