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Père incestueux de Lévis: plus de 4 ans de prison réclamés pour un nonagénaire

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Même si le médecin d’un nonagénaire estime que son patient a une espérance de vie « ne dépassant pas deux ans », la Couronne réclame une peine d’emprisonnement de quatre ans et demi pour un homme qui a eu de multiples relations sexuelles complètes avec sa fille.

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L’homme, qui réside à Lévis et que l’on ne peut pas nommer pour préserver l’identité de sa victime, présente de nombreux problèmes de santé. 

Selon le fils de l’accusé, son père est non seulement cardiaque, mais également diabétique depuis de nombreuses années. 

«Je dois lui faire ses injections d’insuline et, grâce à un savant équilibre entre les collations et l’activité physique, nous réussissons à bien gérer sa santé, mais ça m’inquiète de savoir comment ça pourrait être fait en milieu carcéral», a-t-il expliqué au juge Alain Morand qui aura à prononcer la sentence. 

Gestes très intrusifs

Tenant compte de l’âge de l’accusé, la poursuivante, Me Mélanie Dufour, a rappelé au tribunal que les gestes commis par l’agresseur avaient été hautement intrusifs puisqu’il s’agissait de relations sexuelles complètes au moment où la fille de l’accusé était très jeune. 

«Au surplus, la victime estime qu’elle a subi une cinquantaine de relations complètes avec son père», a-t-elle mentionné à la cour.

L’homme a également commis des gestes d’attentat à la pudeur sur une amie de sa fille, qui a, elle aussi, été profondément marquée.

«Dans le cas de la fille de monsieur, elle a mentionné s’être réfugiée dans sa tête pendant de nombreuses années et s’être bloquée de ses émotions. L’autre victime a également dû consulter des psychologues pour l’aider à passer à autre chose et être heureuse dans sa vie et dans ses relations amoureuses», a ajouté la poursuivante.

En défense, Me Félix-Antoine Doyon a réclamé pour son client une peine d’emprisonnement maximale de deux ans, tout en rappelant au magistrat que «la peine devait prendre en considération le temps qu’il restait à vivre» au délinquant. La sentence sera rendue en septembre. 

Rapport sexuel complet

Rappelons que les agressions commises par le nonagénaire se sont produites entre novembre 1977 et octobre 1983 et que, selon le rapport présentenciel préparé pour la cour, ces gestes ont été posés «de façon égocentrique» pour «assouvir les besoins sexuels de l’accusé».

La première agression est survenue alors que la petite n’avait que sept ans et que la conjointe de l’accusé était hospitalisée.