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Ils fuient la ville: retour dans le chalet familial

Il a vendu son condo d’Outremont et quitté son emploi pour aller vers la nature

Ils fuient la ville
Photo collaboration spéciale, Alex Drouin Assis sur les marches de sa nouvelle résidence, Philippe Rioux ne regrette pas son choix de vivre de façon permanente à Sutton, en Estrie, « en pleine nature et près d’un lac », souligne-t-il.

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La pandémie a vite fait réaliser à un Montréalais de 25 ans que la nature et les grands espaces lui manquaient, ce qui l’a poussé à vendre son condo à Outremont, puis à emménager dans le chalet familial, à Sutton. 

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« Dès la mi-mars, quand mon employeur nous a dit qu’on travaillerait maintenant en télétravail, je suis parti m’installer dans le chalet familial, qui se trouve en pleine nature et près d’un lac », relate Philippe Rioux.

Habitué à occuper des emplois d’été dans des camps de jour, il aurait passé une première saison estivale en ville, avant que la pandémie en décide autrement. 

« Montréal, c’est bien le fun, mais tant que la ville est allumée. Quand les activités comme les festivals et les spectacles se sont écroulées, j’ai eu besoin de me rapprocher de la nature. Je n’avais pas envie de passer l’été coincé à l’intérieur à attendre que le temps passe », explique-t-il. 

Quitter son emploi

Le télétravail n’est pas fait pour tout le monde et Philippe Rioux en est la preuve. Il avait beaucoup de succès comme directeur de comptes chez Xerox avant que la pandémie l’oblige à rester à la maison. 

« J’adorais aller rencontrer les clients, trouver des solutions pour leurs entreprises et réaliser des ventes, explique-t-il. Puis on devait tout faire en télétravail et par téléphone. On ne pouvait plus rencontrer de clients. » 

Plutôt que d’endurer ce nouveau mode de vie qui ne lui convenait pas, il a pris la décision de vendre son condo à Montréal pour ensuite quitter son emploi.

« Vendre mon condo, ç’a été ma porte de sortie. Je n’avais plus d’hypothèque à payer, donc je pouvais me permettre de démissionner », lance-t-il. 

Au départ, son séjour au chalet familial devait durer quelques semaines, le temps que la crise s’essouffle et que Montréal retrouve ses couleurs. Finalement, il a déménagé de façon permanente à Sutton. 

« Je ne sais pas combien de temps je souhaite rester ici. Je n’exclus pas de revenir habiter à Montréal un jour. Peut-être que je vais pouvoir profiter de la baisse des prix en immobilier pour acheter mon prochain condo », confie-t-il. 

Le bonheur du travail à l’extérieur

Quelques heures après l’entrevue avec Le Journal, Philippe Rioux entamait sa première journée comme gestionnaire de la réception au camping Huttopia, à Sutton.

« Oui, j’ai fait une croix sur un bon salaire, mais ça ne vaut tellement pas la peine d’être démotivé pour 15 000 $. J’aime bien mieux passer mon été à l’extérieur et avoir du plaisir », expose-t-il.

Philippe Rioux se décrit comme quelqu’un qui fonce dans la vie. Quand il est malheureux dans une situation, il n’hésite pas à tout mettre en œuvre pour retrouver ce qui le passionne.