/entertainment/comedy
Navigation

Ils s’étaient ennuyés de rire

Un premier spectacle devant public réussi, samedi soir, au Palais Montcalm

Les rires francs dans la salle témoignaient du plaisir des spectateurs.
Photo Annie T. Roussel Les rires francs dans la salle témoignaient du plaisir des spectateurs.

Coup d'oeil sur cet article

Quelques minutes après son arrivée sur la scène, Pierre-Bruno Rivard a fait une pause quand les trente-sept personnes réunies dans la salle d’Youville du Palais Montcalm ont applaudi un de ses gags. « Ce sont mes premiers en trois mois. C’est vraiment une drogue. »

Pierre-Bruno Rivard a été le premier humoriste à monter sur scène, samedi soir.
Photo Annie T. Roussel
Pierre-Bruno Rivard a été le premier humoriste à monter sur scène, samedi soir.

Il n’était pas le seul à qui cette interaction entre un artiste et son public a manqué cruellement depuis que tout a fermé à cause du coronavirus, au mois de mars. À entendre les rires francs des spectateurs, ce premier spectacle présenté devant public dans une salle de Québec, samedi soir, a fait du bien.

Les rires francs dans la salle témoignaient du plaisir des spectateurs.
Photo Annie T. Roussel

« C’est incroyable comment on s’était ennuyé. Des shows d’humour, on en voit trois ou quatre par année », avait confié Frédéric Dion, avant le coup d’envoi de la première de deux performances d’une heure mettant en vedette Rivard, Étienne Dano et Stéphane Fallu.

Stéphane Fallu s’est inspiré du confinement pour son monologue.
Photo Annie T. Roussel
Stéphane Fallu s’est inspiré du confinement pour son monologue.

« Ça fait du bien de sortir et de faire autre chose qu’être à la maison et regarder à la télé », a renchéri Isabelle Parent.

Un spectateur s’est même rendu au bar pour acheter une bière et un rhum and coke à Stéphane Fallu quand ce dernier a confié qu’il s’ennuyait de boire de l’alcool sur une scène.

« On casse la glace »

Les trois comiques n’ont pas fait semblant que la COVID-19 n’existait pas. Venu souhaiter la bienvenue au public, Étienne Dano est arrivé avec un masque. Il a avoué d’entrée de jeu qu’il était stressé.

Les rires francs dans la salle témoignaient du plaisir des spectateurs.
Photo Annie T. Roussel

« On casse la glace », lui a crié un spectateur. « Yes, lui a-t-il répondu, il se passe quelque chose d’historique. »

La vie en confinement a par la suite inspiré une partie des monologues de Pierre-Bruno Rivard et Stéphane Fallu, au grand bonheur des gens qui avaient visiblement envie de rire du maudit virus.

« Ce show va rester dans nos mémoires longtemps », a dit Stéphane Fallu en saluant la foule à la fin.

Les rires francs dans la salle témoignaient du plaisir des spectateurs.
Photo Annie T. Roussel

Le producteur est fier

La limite de cinquante personnes de même que les normes sanitaires ont été respectées. 

Les rires francs dans la salle témoignaient du plaisir des spectateurs.
Photo Annie T. Roussel

En tout, il y avait 47 personnes dans la salle lors de la première représentation à 19 h : les 37 spectateurs, incluant deux envoyés du Journal, sept employés du Palais Montcalm et les trois humoristes.

À 21 h, c’était salle comble avec 38 billets vendus.

Les rires francs dans la salle témoignaient du plaisir des spectateurs.
Photo Annie T. Roussel

Le producteur Karl-Emmanuel Picard était satisfait de la réponse du public, même s’il a dû laisser tomber une représentation qu’il avait prévue pour 23 h.

« Peut-être que les artistes et moi ne ferons pas beaucoup d’argent, mais ce soir, il y a des employés qui n’ont pas travaillé depuis trois mois. Si ça donne envie à des producteurs qui ont les moyens d’aller chercher des commanditaires et d’en faire, tant mieux. De voir les noms des artistes défiler sur la marquise du Palais Montcalm, ça me rend fier. » 


Le Palais Montcalm sera l’hôte de trois autres spectacles, les 3 (Pépé et sa guitare), 4 (Mononc Serge) et 5 juillet (Queen’s Night). Le Capitole présentera aussi, en juillet, une série de soupers-spectacles dans sa salle Le confessionnal.