/news/consumer
Navigation

La COVID va finalement profiter aux food trucks de Québec

Trois permis ont été octroyés par la Ville cette année

Le Zèbre mobile du restaurant Côte-à-Côtes est le seul en fonction depuis la mi-mai dans les parcs de la ville. On le voit au parc Étienne-Parent, dans le secteur Beauport, hier.
Photo Jean-François Desgagnés Le Zèbre mobile du restaurant Côte-à-Côtes est le seul en fonction depuis la mi-mai dans les parcs de la ville. On le voit au parc Étienne-Parent, dans le secteur Beauport, hier.

Coup d'oeil sur cet article

Les propriétaires de camions de rue de la ville de Québec sont toujours aussi critiques du faible nombre d’endroits où ils peuvent s’installer, mais si certains ont préféré passer leur tour, d’autres vont en profiter.

Depuis 2017, l’année de la mise en place des camions de cuisine de rue à Québec, les critiques n’ont cessé de fuser contre l’administration Labeaume. Le faible nombre d’endroits où les camions pouvaient s’installer a été au cœur des critiques et trois entrepreneurs ont lancé la serviette dès la première année. 

Présent depuis le début, le Zèbre mobile du restaurant le Côtes-à-Côtes avait lui aussi abandonné les sites de la ville l’an dernier, préférant les événements privés. «Dès la première année, on a réclamé des améliorations», explique Nicolas Lavigne.

«Cette année, j’ai vu ça d’un tout autre œil», lance cependant le propriétaire. Comme plusieurs, il a remarqué que le confinement avait poussé les gens à fréquenter les espaces verts. «Avec la COVID, les parcs sont remplis», fait-il remarquer. 

À l’inverse, tous ses engagements privés ont été annulés. «J’ai profité de ça. Dès avril, j’ai pris contact avec la Ville pour mettre ça en branle rapidement, raconte-t-il. Au début, à la mi-mai, les gens étaient émerveillés. On était encore creux dans le confinement», explique celui qui a fait de bonnes affaires. 

Suivre la parade

Le Zèbre mobile était le seul à avoir demandé son permis, mais deux autres camions de rue vont bientôt embarquer dans la parade. La Maison Jean-Lafrance avec son «Moutarde Ketchup Express» vient aussi d’obtenir son permis pour le début juillet. 

«Nous, c’est un plateau de travail pour les jeunes, explique Jean Lafrance, cette année, avec la pandémie, tout est tombé.» Ce dernier a donc demandé et obtenu cette semaine un permis de la Ville. «Ç’a été facile», assure-t-il. 

Pour sa part, le camion Crêpe là! sera aussi sur le territoire dans les prochains jours. «À 100 $, ça ne vaut pas la peine de passer à côté», explique Guy Lévesque. En 2017, le permis annuel coûtait 750 $. 

Terrains privés

D’autres entrepreneurs ont cependant préféré s’installer sur des terrains privés. Après avoir participé au projet de la Ville, L’Express Gourmet s’est installé en permanence dans le stationnement du Canac, rue Adanac à Beauport. 

Le Zèbre mobile du restaurant Côte-à-Côtes est le seul en fonction depuis la mi-mai dans les parcs de la ville. On le voit au parc Étienne-Parent, dans le secteur Beauport, hier.
Photo Nicolas Saillant

«Nous, on a misé sur la stabilité, pour fidéliser les gens», explique, heureux de son choix, le propriétaire Mario Daigle, dont l’institution existe à Beauport depuis 1987. 

Pour sa part, le Saga Nomade s’est établi à Wendake. Le propriétaire, Steve Gros-Louis, est ambivalent à faire une demande de permis. «On y croit moins», dit-il en déplorant le nombre de sites permis.

Le Zèbre mobile du restaurant Côte-à-Côtes est le seul en fonction depuis la mi-mai dans les parcs de la ville. On le voit au parc Étienne-Parent, dans le secteur Beauport, hier.
Photo Nicolas Saillant