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Vers la deuxième vague?

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L’épidémie de COVID-19 connaîtra-t-elle une deuxième vague?

La question devrait nous inquiéter même si elle est pour l’instant balayée du revers de la main par une population qui en est venue à avoir marre du confinement, et qui veut retrouver ses libertés.

Mais la question travaille quand même la conscience collective: que ferons-nous si la situation redevient inquiétante, voire alarmante?

Confinement

Une certitude s’impose déjà: il ne sera plus possible de décréter un nouveau confinement global.

Les Québécois s’y sont prêtés de bonne foi, en faisant contre mauvaise fortune bon cœur, pendant plusieurs mois. Ils ne toléreront pas toutefois d’être à nouveau enfermés chez eux.

Ils s’attendent avec raison à ce que les pouvoirs publics, qui en connaissent désormais davantage sur la COVID-19, développent des stratégies plus ciblées, plus efficaces, moins brutales.

On entend aussi monter un discours dans la population qui est moins insouciant que résigné : le virus est là, il faudra apprendre à vivre avec lui, jusqu’à ce qu’on trouve un vaccin pour le contrer et le traitement adéquat pour guérir ou sauver ceux qu’il frappe.

En d’autres termes, il ne peut pas y avoir de société absolument aseptisée. La sécurité sanitaire absolue est une illusion, et une illusion qui coûte cher : elle se paye du prix de nos libertés.

Cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner les exigences du bon sens et de la prudence. Cette pandémie laissera des traces, certaines de nos habitudes ne reviendront pas.

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Zombie

Retrouver la proximité physique prendra du temps. La franche camaraderie, les accolades et les embrassades n’iront pas de soi.

Et pourtant, il faut vivre, et ce n’est pas vivre que de se transformer en être chétif et craintif, voyant dans chaque passant un ennemi, voire un zombie.

L’épreuve n’est pas terminée, mais elle devra être affrontée avec plus de doigté. Il faut s’y préparer.